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La fondation de Tenochtitlan
( Codex Mendoza )
AZTEQUE :
Les Aztèques ( ou Mexicas
) étaient originaires d’Aztlan ( ou Aztatlan =
« le lieu des hérons » ou « Le lieu de l’aube blanche » )
( d’où leur nom ), situé sur un îlot au milieu d’un lac dans
une région correspondant au nord-ouest du Mexique ou au sud
des états-unis actuels et qui n’a pas été clairement
localisée .Une autre tradition affirme qu’ils venaient d’un
lieu appelé «Chicomoztoc »(«sept grottes » ).Ils
parlaient le Nahuatl , une langue appartenant à une famille
linguistique attestée par différentes dialectes de l’Utah
jusqu’au Nicaragua .Originellement les aztèques était une
tribu de chasseurs nomades connues sous le nom de
Chichimèques (« Azteca Chichimeca » ( « Barbares
d’Atlan » ) .Les aztèques furent les derniers arrivés sur le
haut-plateau mexicain. Aux environs de 1000 après J.C il
semble qu’ils étaient soumis aux Toltèques de Tula.En 1325
ils s’installèrent dans les îlots du lac de Texcoco en un
lieu que leur dieu Uitzilopochtli leur avait assigné.

BONAMPAK :
Le site de Bonampak n’est pas très éloigné du Lacanha , un
affluent de l’Usumacinta .Il fut découvert en 1946 par deux
aventuriers américains qui avaient été menés en ces lieux
par des indiens Lacandon. Le site est célèbre pour ses
peintures murales qui ont été datés , sur la base du «
Compte long » de 800 après J.C .L’ensemble des fresques se
rapporte de toute évidence à un seul et même sujet :
l’histoire d’une bataille , de ses suites et la célébration
de la victoire .Ces peintures ne furent jamais achevées car
le site fut abandonné et les artistes dispersés.


Calendrier aztèque
CALENDRIER AZTEQUE :
Les aztèques attribuaient une importance majeure au comput
du temps. Ce dernier était fondé sur une arithmétique dont
la base était le chiffre 20 .Les aztèques divisaient l’année
en 18 mois de 20 jours , plus 5 jours « creux » .A côté de
ce calendrier solaire , existait un calendrier divinatoire
, le «tonalpualli » de 260 jours reposant sur la
combinaison d’une série de 13 nombres et de vingt noms.

CALENDRIER MAYA :
Comme chez tous les peuples mésoaméricains , les Mayas
possédaient un calendrier cyclique de 52 ans. Le calendrier
maya se composait de deux cycles .Le premier cycle était de
260 jours combinant une séquence de nombre de 1 à 13 jours
avec 20 jours portant un nom. Un second cycle s’intégrait au
précédent .Il comptait 365 jours et portait le nom d ‘ «
Année vague » .Les 365 jours étaient répartis en 18 mois
portant un nom , de 20 jours chacun, avec à la fin de
l’année une période supplémentaire de 5 jours néfastes. Les
Mayas utilisaient aussi un compte long dont l’unité est le
« tun » , une période de 360 jours .Les cycles du «
Compte long » sont : 1 « kin » = 1 jour ,
1 «
uinal » = 20 « kins » =20 jours ; 1
« tun » = 18 « uinals » = 360 jours ; 1 « katun »
= 20 « tuns » = 7200 jours =19,7 ans ; 1 « baktun »
= 20 « katuns » =144000 jours= 394,5 ans .

CHAC :
C'est le dieu de la pluie chez les Maya, une divinité
particulièrement vénérée en raison de la sécheresse qui
menace périodiquement la péninsule yucatèque. Chac est
reconnaissable dans les figurations à ses larges yeux , à
ses crocs menaçants et à son long nez courbe .Son glyphe
aussi est caractéristique : un visage dont l'oeil a la
forme d'un " T " majuscule , c'est-à-dire du glyphe " ik",
symbole de la pluie et du vent . Comme dieu de l'orage et de
la pluie , il était le dieu tutélaire des paysans . Il y
avait en fait quatre Chac correspondant chacun à un point
cardinal et à qui été attribuée une couleur précise : le
Chac rouge de l'est , le Chac blanc du nord , le Chac noir
de l'ouest et le Chac jaune du sud .

CHINAMPA ( Pluriel : CHINAMPAS )
Jardins flottants
caractéristiques de la région de Mexico. Ce type
d’aménagement fut rendu nécessaire par le site de
Tenochtitlan : un lieu marécageux et instable, sujet à des
inondations fréquentes. La culture sur le système des «
chinampas » se pratiquaient en terrain très humide. On y
creusait des canaux de drainage pour l’écoulement des eaux
.Pour freiner l’érosion on plantait des piquets sur les
levées ainsi que le «huejote » , une espèce
arboricole, dont les racines retenaient la terre .Le terreau
provenant du creusement des canaux , était entassé sur les
parcelles de terre ( « camellon » )

CITE :
Il importe d’abord de
préciser qu’il ne s’agit pas d’une ville au sens où nous
l’entendons. Il s’agit en fait d’un centre cérémoniel et non
d’un centre urbain. Les gens y venaient pour assister et /ou
participer à des cérémonies religieuses, pour accomplir des
fonctions civiques et pour fréquenter des marchés .Ainsi en
pays maya aucun des bâtiments en pierre retrouvés dans les
cités ne convient à une habitation permanente. Ils ne
possèdent ni cheminées , ni fenêtres bien que certains aient
possédé des conduits d’aération aménagés dans les murs .De
fait ils étaient humides et mal éclairés .Il est
significatif que le mot maya « actun » désigne à la
fois une grotte et une maison.

ÉCRITURE MAYA
:
En l’état actuel des connaissances , on est capable
aujourd’hui de lire 85% des inscriptions mayas … dans le
sens d’une compréhension de leur signification à défaut de
savoir comment les prononcer en maya .Les Mayas ne
possédaient ni alphabet ni écriture syllabique sauf que la
plupart de leurs mots étaient monosyllabiques .Ils
employaient une écriture phonétique que l’on peut considérer
comme une forme améliorée de rébus dans le sens où l’image
est devenue , au cours du temps , tellement stylisée qu’elle
cesse d’être reconnaissable . Ainsi un dieu important du
panthéon maya s’appelait « Bolon Yocte » , un nom
qui peut signifier : « là , neuf pas »
.Son glyphe montre le nombre 9 , celui pour « oc » ( Chien ) et
le signe « te » ( symbole de l’arbre en maya ), bien
que le nom n’ait rien à voir avec un chien ou avec du bois
.Les mayas employaient aussi les glyphes idéographiques .La
tête du poisson , « xoc » , était difficile à
sculpter et facile à confondre avec un autre animal, aussi
les mayas lui substituèrent-ils un idéogramme , le symbole
de l’eau , dans l’idée que l’eau étant l’élément des
poissons , rappellerait le « xoc » .Dans le même
ordre de réflexion le symbole de l’eau était un grain de
jade , parce que l’eau et le jade avaient comme points
communs d’être précieux et de couleur verte , donc jade
égale eau égale poisson ( « xoc » ) égale compter
.La deuxième spécificité de l’écriture maya est que chaque
glyphe possède deux formes complètement distinctes .L’une
est une forme représentative , l’autre une forme symbolique
ou idéographique , souvent très stylisée .La plupart des
glyphes sont des combinaisons un où un élément principal
reçoit divers affixes qui peuvent être des adjectifs , des
adverbes , des prépositions , etc…Le déchiffrement de
l’écriture maya reste extrêmement complexe. Dans certaines
inscriptions , celles composées de dates et de calculs , on
parvient à lire tous les glyphes , dans d’autres qui
semblent être des textes relatifs au rituel une partie
seulement des glyphes a pu être déchiffré et dans certains
textes aucun. Cette écriture semble avoir eu une finalité
quasi-exclusivement religieuse .L’écriture hiéroglyphique
maya était retranscrite sur une simple feuille de papier
large d’une vingtaine de centimètres et longue de plusieurs
mètres .Le manuscrit était replié en accordéon, chaque pli
déterminant une « page » large d’environ 15 centimètres et
écrite des deux côtés .Ce papier était fait avec des fibres
végétales .Trois seulement de ces livres ( « Codex »
) ont été conservés : le Codex dresdensis , le
Codex madridensis et le Codex parisiensis.

ITZAMNA :
Itzamna
( « Maison du lézard » ) .Il était de dieux suprême des
Mayas .Il est représenté dans les codex sous forme d’un âgé
.Il passait pour avoir inventé l’écriture et il était le
dieu de la connaissance et des sciences .Son épouse Ix
Chel ( « Dame arc-en-ciel » ) était la déesse du
tissage , de la médecine et de l’enfantement .Il semble que
tous les autres dieux ( « Bacab » ) semblent avoir
été enfanté par ce couple primordial .

MACEHUALTIN (
SING.:
MACEUALLI ) :
Chez les aztèques le terme désigne les membres de la tribu
astreints de ce fait au service militaire et à l’impôt .Il
était aussi soumis à un régime de corvées , des travaux
d’intérêt collectif visant à la maintenance des chemins et
des canaux , la construction des complexes monumentaux , des
digues , etc…En contrepartie il obtenait , dès sa majorité (
= son mariage , vers 20-25 ans ) il obtenait une parcelle de
terre afin de construire sa maison et d’y cultiver le sol.
Il percevait gratuitement des denrées alimentaires , des
pièces textiles , … lors de distributions régulières .Appelé
aux armes , il pouvait par ses exploits guerriers accéder
aux plus hautes fonctions et incorporer un des deux ordres
militaires de l’empire : l’ordre des « chevaliers-aigles »
ou celui des « chevaliers-jaguars ».Les Macehualtin
relevaient d’u quartier ( « calpulli » ) précis .

MAYA
:
Plus de deux millions d’indiens parlent actuellement des
dialectes de la famille maya. Ils peuplent le sud du Mexique
(Yucatan , Chiapas),une grande partie du Guatemala , le
Honduras britannique et certaines régions de la république
du Honduras .Cette région correspond très exactement à celle
qu’occupait la civilisation maya ancienne .L’aire maya offre
une remarquable continuité dans l’espace et dans le temps .
Les premières dates relevées sur des objets ou des monuments
mayas se réfèrent aux IIIe-IVe siècles de notre ère : 17
septembre 320 ( plaque en jade ciselé du musée de Leyde ) ,
11 avril 328 ( Stèle 9 à Uaxactun au Guatemala ).On admet
qu’une longue période formative a précédé la construction de
monuments et que le calendrier maya a été inventé trois ou
quatre siècles avant notre ère. Les origines de la
civilisation maya doivent être recherchées dans celle des
Olmèques , peuple autochtone de la côte du golfe du Mexique
( Las Ventas et Tres Zapotes , vers 500 avant notre ère ).La
civilisation maya classique apparaît au Ive siècle de notre
ère avec ses éléments caractéristiques : temples et palais
à linteaux , panneaux en bas-reliefs , sculptures, écriture
hiéroglyphique , calendrier complexe, …Les foyers les plus
brillants se situent dans les régions basses et humides du
Chiapas , du Petén et du Honduras où se développent des
centres cérémoniels et politiques : Palenque , Yaxchilan ,
Piedras Negras , Uaxactun , Tikal , Quirigua , Copan .La
période dite « classique » dure six siècles , les
inscriptions les plus récentes se réfèrent aux années 889 (
Uaxactun ) et 909 ( Tzibanché ) de notre ère .L’apogée de
l’art maya se situe aux VIIe-VIIIe siècles : c’est l’époque
de la grande sculpture à Palenque et des fresques de
Bonampak .A partir du XIIIe siècle s’ouvre une période de
troubles .Les luttes armées entre cités états deviennent
endémiques , l’architecture et la sculpture entrent en
décadence .La conquête espagnole ( 1527-1546 ) se heurta à
des résistances opiniâtres mais souvent divisées .La ville
maya de Tayasal au Petén conserva son indépendance jusqu’en
1697 .

POCHTECA :
Ce sont les négociants . Ils forment un groupe distinct de
la noblesse car , à la différence de cette dernière , ils
sont redevables de l’impôt .Ils résidaient le plus souvent à
Tlatelolco , ville voisine de Tenochtitlan , qui était le
grand centre commercial du haut plateau .

QUETZALCOATL ( «
Le serpent à plumes » ) :
C’est le dieu de la planète Vénus ( Étoile du matin et
étoile du soir ) .Avec son jumeau Xolotl il est associé à
la notion de mort et de résurrection. Dieu du vent , il
passait pour être l’inventeur de l’écriture , du calendrier
et des arts. Confondu dans le mythe avec le roi-prêtre de
Tula , il était associé dans la pensée religieuse des
aztèques à l’âge d’or des toltèques .

SACRIFICE HUMAIN :
La pratique des sacrifices humains semble avoir été très
courante dans toute la Méso-amérique . Elle est attestée ,
non seulement chez les aztèques , mais aussi chez les
Toltèques , chez les Mayas du Yucatan , chez les Tarasques
du Michoacan , etc …Les victimes étaient , la plupart du
temps , des prisonniers de guerre e-t , parfois , des
esclaves .Le mode de sacrifice le plus fréquent consistait à
étendre la victime sur une pierre, un coup violent asséné
avec un couteau en silex lui ouvrait la poitrine et le
sacrificateur lui ayant arraché le cœur , le présentait au
soleil .Ensuite on décapitait le sacrifié et son crâne
allait s’ajouter à ceux des victimes précédentes sur une
sorte de chevalet , le « tzompantli » . Les victimes
sacrifiées au dieu Xipe Totec , dieu de la végétation ,
étaient , après leur mort , écorchés vive et les prêtres
sacrificateurs se revêtaient de leur peau .
Les Mayas ont aussi largement pratiqué les sacrifices
humains selon la méthode habituelle de l’arrachage du cœur ,
mais parfois la personne à sacrifier était attachée à un
poteau et tuée à coups de flèches .En certaines
circonstances on précipitait le corps du sacrifié en bas
de l’escalier de la pyramide , où il était écorché. Le
prêtre se revêtait alors de sa peau pour exécuter une danse
, une pratique courante chez les Mexicas où elle
était exécutée en l’honneur du dieu Xipe Totec. Il est
probable que ces rites sacrificiels aient été adoptés par
les mayas sous l’influence des Mexicas .

SOCIETE MAYA :
La société maya est très fortement hiérarchisée .A son
sommet se trouvent les nobles ("Almehen-o " ) qui
exercent des fonctions administratives et détiennent des
commandements militaires. C'est dans cette classe que se
recrute le " chef suprême" ( "Halach-uinic " = "Homme
véritable". Chacune des cités- états maya avait son "halach-uinic ".Ce dernier nommait des " gouverneurs" ( "
batab " ) dotés de fonctions militaires et
économiques. De l'aristocratie émerge aussi le "nacom
" , une sorte de hiérarque militaire , élu pour trois
ans . La seconde classe sociale dominante est celle des
prêtres, une fonction semble-t-il héréditaire. La classe
sacerdotale était dirigée par un grand-prêtre ( " ahaucan
" ) .Vient ensuite le " Peuple" ( "Mazehaul " )
,ce sont les travailleurs libres assujettis, de ce fait , au
tribut. A la base de la pyramide sociale se trouvent les
esclaves ( " ppentac-o " ) : prisonniers ,
délinquants ou , plus simplement , descendants d'esclaves .


Reconstitution de Tenochtitlan à la veille de la conquête
espagnole
TENOCHTITLAN :
La tradition rapporte qu’en 1325 Uitzilopochtli parla au
grand-prêtre Quauhcoatl ( « Serpent-aigle » ).Il lui
révéla que la cité des aztèques serait construite au milieu
des joncs et des roseaux sur une île où l’on verrait
un aigle dévorant un serpent. Les aztèques recherchèrent le
signe promis par l’oracle et virent un aigle perché
sur un figuier de Barbarie ( «Tenochtli » ) tenant dans
son bec un serpent. C’est là que fut édifié le premier
sanctuaire de Uitzilopochtli , noyau de la future cité de
Tenochtitlan .A la fin du Xve siècle la ville s’étendait sur
un millier d’hectares et comprenait probablement 500000
habitants.Toute l’agglomération avec les bourgades
voisines d’Azcapotzalco , Chapultepec , Coyoacan , etc…
devait dépasser 1 million d’habitants. Au centre de la cité
se dressait le « teocalli » , une pyramide dont le sommet
était couronné par les deux sanctuaires jumelés de
Uitzilopochtli et Tlaloc, non loin de là se dressaient les
palais impériaux édifiés par Axayacatl , Auitzotl ,
Motecuzhoma II. Autour du centre cérémoniel abriant temples
et palais s’étendaient des habitations faites de briques
avec un toit à deux pentes et de la paille, seules les
demeures des nobles étaient en pierre .La cité fit une forte
impression sur les conquistadores. Voici comment la décrit
Cortés : « Cette grande ville de Tenochtitlan est fondée
sur une lagune, et , de la terre ferme au corps central de
ladite cité , de quelque côté qu’on veuille y pénétrer, il y
a deux lieues .Elle possède quatre entrées, toutes par une
chaussée faite à la main , et large comme deux lances de
cavaliers. La ville est grande comme Séville et Cordoue .ses
rues , je parle des principales , sont fort larges et
droites ; certaines de ces rues là et toutes les autres ,
sont faites moitié de terre et moitié d’un canal, sur
lesquels vont leurs canots ; toutes les rues , de loin en
loin , s’ouvrent pour laisser l’eau passer de l’une à
l’autre ; et sur chacune de ces ouvertures , dont certaines
sont fort larges , il y a des ponts , aux piles larges et
solides, dont certaines sont fort larges , il y a des ponts
aux piles larges et solides, et bien bâties, tant que sur la
plupart d’entre elles peuvent passer dix chevaux à la fois
.Et voyant que si les naturels de cette cité voulaient
commettre quelque trahison, ils avaient en leur faveur grand
attirail, la ville étant construite de la manière que j’ai
dite , et qu’une fois les ponts des entrées et des sorties
coupés , ils pouvaient bous laisser mourir de faim sans que
nous puissions regagner la terre ferme , dès que je suis
entré ici , j’ai mis beaucoup de hâte à faire construire
quatre brigantins , et le fis en très peu de temps de façon
que l’on puisse jeter trois cents hommes à terre et apporter
les chevaux aucune fois qu’ il nous serait nécessaire .cette
ville possède moult places où sont de perpétuels marchés et
commerces .Elle a une autre grande place , large comme deux
fois la ville de Salamanque , toute fermée de portiques, ou
journellement achètent et vendent plus de soixante mille
âmes ; où l’on trouve toute sorte de marchandises venues de
toutes les provinces , ainsi que moult magasins de
victuailles ( … ) ».

TEZCATLIPOPCA :
Divinité symbole de la grande Ourse et du ciel nocturne ( «
Vent de la nuit » ). Il est le protecteur des guerriers ,
mais aussi celui des esclaves .Il inspire les grands
électeurs lors de la désignation du «tlatoani » . Dans la
mythologie aztèque il passait pour être celui qui , par ses
maléfices , serait parvenu à chasser Quetzalcoalt de Tula et
à imposer aux Mexicas la pratique des sacrifices
humains .
TLALOC :
Divinité de l’eau et de la pluie issue de la civilisation de
Teotihuacan où elle est vénérée pendant le 1er
millénaire, elle fut ensuite incorporée par les aztèques à
leur panthéon. Tlaloc dispensait la pluie , la grêle et la
foudre. Le grand prêtre de Tlaloc occupait , dans la
hiérarchie sacerdotale , une place équivalente à celle du
grand prêtre de Uitzilopchtli et le grand temple de
Tenochtitlan était couronné de leurs deux sanctuaires
juxtaposés .

TLACOTIN :
On a coutume de les désigner
par le terme d’ « esclave » , mais celui–ci ne rend que très
imparfaitement compte de la réalité des «Tlacotin »
.Contrairement à la condition d’esclave qui caractérise le
monde gréco-romain , on ne naît pas esclave et , par
ailleurs , le maître n’a pas sur son esclave le droit de vie
et de mort. On devenait esclave pour des motifs très
divers : s’acquitter de l’impôt , rembourser des créances ,
perdre un pari , … Commettre un délit pouvait aussi conduire
à la servitude car le responsable passait alors au service
de celui qu’il avait lésé .Un particulier pouvait aussi se
vendre lui-même comme esclave , ou vendre ses enfants .On
pouvait s’affranchir en faisant racheter sa liberté par sa
famille , par la fuite ou en se réfugiant dans un temple ou
un palais .

TLATOANI :
« Celui qui parle » ou « Celui qui commande » .Le terme
désigne le souverain aztèque. Durant les premiers temps de
l’empire , il était élu par une assemblée générale des
guerriers .Il fut ensuite désigné par un collège d’une
centaine de membres comprenant de hauts dignitaires ,des
représentants des guerriers et de la classe sacerdotale et
des délégués représentant les différents quartiers de la
capitale. Sous le règne de Motecuhzoma Ier le «
Tlatoani » désignait une sorte de vice empereur :
le «Ciuacoatl » qui doublait en tout le souverain. Zurita
observe que « Les seigneurs suprêmes sont appelés
tlatoani , du verbe de leur langue , tlatoa, qui signifie
parler , car , comme maîtres et seigneurs, ils possèdent la
juridiction civile et criminelle , tout le gouvernement et
l’administration de toutes leurs provinces et du peuple
dont ils sont les suzerains ( … ) »( ZURITA A. ,1963.-
Breve y Sumaria relacion de los Senores de la Nueva
Espana ( 1891 ) , UNAM, Mexico ).Le Tlatoani rendait la
justice , dirigeait le culte religieux , redistribuait les
produits et les aliments , nommait les fonctionnaires , etc…

TOLTÈQUE :
Peuple de langue nahuatl les Toltèques fondent la ville de
Tula en 856 .La civilisation toltèque s’épanouit à partir du
Xe siècle et rayonne depuis l’Anahuac jusqu’au Michoacán à
l’ouest, à la côte du golfe à l’est et au Yucatan au sud-est
.Elle disparaît en 1168 soit sous l’effet de dissensions
internes soit sous la pression de nouvelles vagues
migratoires venues du nord.

UITZILOPOCHTLI :
C’est le dieu tribal des aztèques incarnant le soleil de
Midi. La tradition affirmait qu’il avait jadis un homme ,
peut-être un chef de guerre, plus probablement un chaman. Le
mythe situait le lieu de sa naissance à Tula , sur le mont
Coatepec , où il serait né de la déesse Coatlicue ( « celle
qui porte une jupe de serpents » ) et qu’il aurait aussitôt
exterminé ses frères , les « Quatre cents méridionaux »
(«Les étoiles du sud » ) et sa sœur Coyolxauhqui .

UNIVERS (
Structure de l’… ) :
Les mayas se représentaient la terre comme plate et
quadrangulaire .D’après les Codex cette terre était conçue
comme le dos d’un monstrueux crocodile reposant dans une
mare emplie de nénuphars .Ils pensaient que le ciel était
divisé en treize compartiments, habités chacun par certains
dieux .Quatre dieux les « Bacabs » ,soutenaient
le ciel aux quatre coins du Monde. Chacune des principales
directions de l’espace était associée à une couleur .L’est
était rouge , le nord , blanc , l’ouest , noir et le sud ,
jaune et il existait , semble-t-il, une cinquième couleur ,
jaune , pour le centre .Chaque élément de la religion et
certains éléments du calendrier était lié à une partie
du Monde. A chacun des quatre coins du Monde se trouvait un
«
ceiba » sacré ( un cotonnier sauvage ) connu sous le
nom de Ceiba imix .Chaque point cardinal avait ses
divinités , sa faune , sa flore , toutes de la couleur
associée. Comme les aztèques les mayas croyaient en
l’existence de neuf mondes souterrains l’un au dessous de
l’autre .Comme les aztèques les mayas pensaient que
l’évolution du Monde obéissait à des cycles marqués par des
destructions et des renaissances successives .Les aztèques
pensaient que le Monde avaient été créés cinq fois et
détruits quatre fois .Les mayas , quant à eux pensaient
vivre dans le quatrième des âges du Monde.
La vision cosmique des aztèques était très élaborée .Au
centre du niveau terrestre se trouvait le «Templo Mayor »,
nombril du Monde, d’ou partaient les quatre directions de
l’Univers, chacune étant identifiée par un symbole
spécifique et une couleur particulière propres à l’une des
divinités créatrices : « Tezcatlipoca noir roseau » au nord,
«Quetzalcoatl Blanc Maison » à l’ouest , «Uizilopochtili
Bleu Lapin » au sud et «Tezcatlipoca Rouge Roseau » à
l’est .Treize cieux se superposaient par dessus et le
dernier était occupé par les créateurs Tonacatecuhtli et
Tonacacihuatl. Neuf mondes souterrains s’étageaient
au-dessous et au niveau le plus bas , le Mictlan , régnaient
Miclantecuhtli et Mictecacihuatl, le couple divin du lieu
des morts .


La Mésoamérique sur le Net
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Le Chilam Balam de Chumayel ( Texte intégral de R.L Roys (
1933 ) )
http://www.sacred-texts.com/nam/maya/cbc/cbc00.htm
Le Popol Vuh ( Texte intégral, en espagnol )
http://www.uweb.ucsb.edu/~jce2/popol.html
Die Handschriften der Maya
http://www.staff.uni-marburg.de/~putschke/HS%20Mittelamerikanische%20Schriften/sld022.htm
The Dresden Codex
http://www.archaeoastronomie.de/codex/cdstart.htm
The Codex Mendoza
http://www.geocities.com/a1ma_mia/codex/
Codex Mendoza ( Latin America Studies )
http://www.latinamericanstudies.org/codex-mendoza.htm
Codex Boturini ( fac-similé de K.Young )
http://www.thing.net/~grist/ld/bot/bot18.htm

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