Alizé
:
Le terme désigne des vents de secteur nord-est ou sud-est soufflant
en zone tropicale. Ce sont des vents réguliers qui soufflent
durant toute l’année des hautes pressions subtropicales vers
les basses pressions équatoriales et convergent donc vers
l’équateur. En fait ils n’affectent guère que l’est des
océans , puisque les anticyclones sub-tropicaux qui les
dirigent vers l’équateur n’existent que dans ces zones
.Soumis à l’action de la rotation de la terre , ils sont
déviés vers la droite dans l’hémisphère nord et vers la
gauche dans l’hémisphère sud ( Loi de Ferrel ). Aussi
l’alizé boréal a-t-il une direction nord-est / sud-ouest et
l’alizé austral une direction sud-est / nord-ouest , l’un
et l’autre ayant une incidence , par rapport à l’équateur ,
variable selon les saisons .Les alizés s’élèvent à environ
3000 mètres .Au dessus on trouve des hautes pressions
équatoriales et des pressions plus faibles vers les
tropiques , d’où la formation de contre-alizés qui soufflent
en sens contraire .La régularité des alizés était très
appréciée au temps de la marine à voile car elle assurait
aux voiliers un voyage relativement sur le long des routes
occidentales en particulier celles qui conduisaient d’Europe
et d’Afrique vers l’Amérique .C’est l’astronome Edmund
Halley, qui en se servant des observations faites par des
marins durant des dizaines d’années , dressa , dans la
seconde moitié du XVIIIe siècle , la première carte des
vents qui traite des alizés de façon scientifique .

Atoll :
C'est le seul mot français originaire du vocabulaire dihevi, la
langue maldivienne. C’est un récif corallien annulaire
formant une étendue d’eau ou lagon, communiquant avec le
large par des passes. Les fonds du lagon portent des coraux
vivants donnant des pitons ou pinacles. H. Bryan a dressé
une liste d’environ 400 atolls: les trois quarts se trouvent
en Océanie d’où l’intérêt particulier offert par le
Pacifique pour leur étude. Certains atolls sont complètement
isolés, mais la plupart se groupent en archipels: les
Tuamotu comprennent 75 atolls (909 km2 de terres
émergées).L’origine des atolls est toujours très discutée.
Darwin avait émis l’hypothèse de l’affaissement lent d’un
volcan entouré de récifs coralliens. Le récif frangeant se
transforme progressivement en récif barrière et devient un
atoll lorsque le volcan s’est enfoncé sous l’océan. Grâce à
leurs constructions, les polypes se maintiennent toujours
près de la surface. Des recherches récentes ont confirmé
l’hypothèse de Darwin, mais, à côté des mouvements
d’affaissement du sol, il faut faire intervenir les
variations récentes et beaucoup plus rapides du niveau de la
mer, liées aux glaciations quaternaires. Les atolls
présentent une grande diversité. D’abord, par leur taille:
certains n’ont que quelques kilomètres de périmètre, tandis
que d’autres sont très vastes. Autre source de diversité:
leur forme. Les atolls circulaires sont rares et
généralement de petite taille. Les atolls de grande taille
ont des formes variées: allongées, triangulaires,
quadrangulaires, formant un polygone complexe. Les atolls se
distinguent aussi par l’étendue des terres émergées
constituant les îles coralliennes. Entre les îles et les
îlots, les passes sont balayées par les tempêtes et par les
vagues de marée haute. La largeur de la couronne récifale
excède très exceptionnellement 2 kilomètres et se situe le
plus souvent entre 300 et 500 mètres. Le nombre des passes
mettant en communication le lagon et l’océan définit aussi
les caractères différents des atolls. On distingue les
passes peu profondes, dites « passes pour pirogues », et les
« passes profondes », accessibles aux navires de haute mer.
Les passes se localisent généralement sur le côté sous le
vent de l’atoll. Enfin, on peut prendre en compte la
profondeur du lagon pour définir la diversité des atolls. En
général, cette profondeur ne dépasse pas quelques dizaines
de mètres. La structure d’un atoll typique permet d’en
définir les principaux éléments constitutifs. Quatre unités
peuvent être distinguées: le « tombant vers le large »
correspond à la bordure externe du récif; il est relayé,
vers l’intérieur, par la plate-forme récifale, encore
atteinte par les vagues à marée haute et pendant les
tempêtes; le troisième élément est l’île émergée formée de
débris d’origines variées, de sables, de coquilles, de
fragments de récifs; le dernier élément, enfin, est le
lagon. Chaque lagon présente des caractéristiques
originales, notamment en ce qui concerne les différents
éléments qui en constituent le fond: pâtés ou « patates » de
corail, vases et boues calcaires, barres de mollusques
comprenant huîtres perlières et grands bénitiers. Si les
atolls véritables constituent la très large majorité des
îles coralliennes, il faut néanmoins faire une place aux
atolls et récifs submergés ainsi qu’aux atolls et récifs
soulevés.

Béké
(ou "Blanc-pays") :
Cette dénomination désigne les blancs créoles , descendant des
colons, en Martinique et en Guadeloupe . Aujourd'hui peu
nombreux, ils demeurent, par leurs coutumes, souvent
isolés du reste de la population .La connotation péjorative
du mot s'est considérablement estompée. Un "béké goyave "
est un " béké " sans terre , et donc pauvre .

Capesterre :
C'est le nom donné à la partie atlantique des îles antillaises ,
celle qu'apercevaient en premier lieu les navigateurs venus
d'Europe .

Caye
(ou Caille) :
C’est un banc de sable corallien ou coquiller sur un estran
corallien.

Climat d'alizé :
Il détermine le climat sur les îles , comme sur les façades orientales
des masses continentales de la zone tropicale. Les flux
déterminent de fortes précipitations sur les versants au
vent, c’est-à-dire exposés directement à l’alizé et où les
précipitations sont la conséquence directe de l’ascension de
l’air. Par contre sur le versant sous le vent, abrité,
l’alizé devient un vent sec et chaud. Aux îles Hawaï on peut
enregistrer jusqu’à 12 mètres de pluie par an sur les
versants nord orientaux au vent contre 500 mm sur les
versants sud-ouest, distants de quelques kilomètres
seulement. Le maximum pluviométrique est , en général,
estival car l’alizé est alors plus lent donc aux mouvements
convectifs , que les perturbations de la circulation est
sont particulièrement vigoureux Les régimes thermiques sont
assez proches de ceux des zones équatoriales avec de très
faibles variations saisonnières .Par la relative uniformité
de leurs températures , par la permanence de ma brise marine
et par la régularité de leurs précipitations , les climats
d’alizé ont joué un rôle dans l’Histoire hors de proportion
avec la surface, très faible, des liserés littoraux
concernés. La constance des vents à joué un rôle déterminant
dans la navigation, les températures et le régime des
précipitations se sont révélés favorables aux plantations de
canne à sucre et de café.

Climatologie tropicale insulaire :
L'immédiate proximité de l'océan donne aux îles tropicale une
climatologie spécifique .La douceur thermique est plus
marquée mais les vents et les pluies y sont plus violents
.ces critères varient en fonction de la surface et du volume
de l'île .les îles basses sont largement exposées aux
typhons et aux tsunamis, quant aux îles hautes les
précipitations y sont largement déterminées par les
accidents de relief. Les précipitations y seront d'autant
plus importantes que les reliefs y seront plus marqués. Ces
derniers déterminant , de surcroît , une opposition
climatique entre les versants .

Corail :
Le nom désigne l’ensemble des Madréporaires (Hexacoralliaires
constituant des colonies de polypiers) constructeurs de
récifs madréporiques appelés ordinairement récifs
coralliens. Les madrépores sont des espèces sténothermes
exigeant des eaux chaudes dont la température excède
toujours 18°C ce qui explique leur stricte localisation aux
régions marines intertropicales .En outre les coraux exigent
des eaux très transparentes, donc dépourvues de particules
en suspension, d'où leur absence des zones côtières marquées
par le déversement des grands fleuves qui chargent le
plateau continental d'eaux turbides, comme c'est le cas pour
l'Amazone , le Niger ou le Congo . Les récifs coralliens
associent aux Madréporaires formant la charpente de
l’édifice de nombreux organismes élaborant du calcaire
(algues, vers, bryozoaires, mollusques ). Les récifs
coralliens représentent les plus anciens , les plus
diversifiés et les mieux localisés des écosystèmes
océaniques. La plus grande construction jamais édifié par
des êtres vivants est la Grande barrière de corail
australienne qui s'étire sur plus de 2000 kilomètres et
atteint par endroits une largeur de plus de 70 kilomètres
.Chaque récif comporte toujours deux parties principales :
le platier et la pente externe. La région littorale marque
la transition entre le récif et la terre, le glacis externe
entre le " tombant " du récif et le reste du milieu marin.
La région située en arrière du platier vers la terre est
constituée par un lagon dont le fond, de nature sableuse,
est généralement occupé par un herbier de Phanérogames
marines .A l'heure actuelle les récifs coralliens , bien que
souvent situées dans des régions reculées de l'océan
mondial, sont exposés à de nombreuses menaces : pollution
par les rejets d'eaux usées provenant d'agglomérations
littorales ou d'installations touristiques, pillage des
espèces animales des récifs , extraction de sable corallien
à des fins industrielles , etc... Depuis la fin des années
1980 a été observée en de nombreuses régions océaniques une
mortalité massive des coraux précédée par leur
blanchissement, ce phénomène résulte de l'expulsion des Zooxanthelles par les polypes lorsqu'ils sont , pour des
raisons variées, en état physiologique déficient .Il
semblerait que la hausse de la température superficielle des
océans , observée depuis la fin des années 1980, soit en
cause car les Madrépores ne tolèrent pas une hausse de
température supérieure à 2°C.

Cyclone :
Le cyclone tropical est un amas nuageux qui tourbillonne dans le
sens cyclonique à sa base et en sens inverse dans sa partie
haute .Il mesure généralement 10 à 15 kilomètres
d'épaisseur et 100 à 1000 kilomètres de diamètre .De
l'extérieur vers l'intérieur il comprend successivement
plusieurs zones : - un anneau externe formé de cumulo-nimbus, -un couloir annulaire dépourvu de nuages , - un corps
tourbillonnaire principal formé de strato-cumulus pluvieux à
la base et de stratus en altitude, - l'oeil du cyclone
dépourvu de nuages sur un diamètre de 8 à 25 kilomètres .Le
passage du corps principal du cyclone provoque de violentes
pluies et des vents pouvant dépasser 200 noeuds .Dans l'oeil
du cyclone la pression barométrique chute, la chaleur
augmente , le vent faiblit et le ciel se dégage .Plusieurs
facteurs convergents sont à l'origine de ce phénomène
atmosphérique, de l'ascendance de l'air , de la giration
des vents et du déplacement latéral du système : l'arrivée
d'air polaire ou d'une ondulation cyclonique dans un air
humide et chaud ( 27°C ), une force de Coriolis suffisante
pour accélérer la giration de l'air, donc une latitude
équatoriale , une faible rugosité de la surface terrestre (
La mer est, de ce fait , plus favorable que le
continent).Les effets du cyclone sont spectaculaires et
divers .Ils sont surtout impressionnants sur l'état de la
mer : houle d'ouragan , marée de tempête et onde de tempête
.

Endémisme
:
Le terme désigne un phénomène par lequel une espèce ou un groupe
taxonomique demeure strictement inféodé à une aire
biogéographique déterminée , généralement de surface
restreinte, dans laquelle il s'est différencié par suite de
l'existence de conditions écologiques spécifiques à la zone
considérée .Certaines espèces animales ou végétales
endémiques sont des reliques évolutives.Ainsi le Gingko
biloba , un véritable fossile vivant chez les plantes
puisqu'il remonte au début de l'ère Secondaire , est
endémique d'une province de Chine, le Chekiang où il fut
découvert au XVIIIe siècle. De même l'Hatteria , un reptile
sphénodonte , relique triasique, dont l'habitat est
restreint à une l'île du sud de la Nouvelle-Zélande.
L'endémisme est particulièrement important dans les faunes
et les flores insulaires .Les îles représentent, de façon
générale, des centres privilégiés d'endémisme. Certaines
îles tropicales de l'Ancien Monde présentent des taux
d'endémisme exceptionnellement élevés. C'est, par exemple,
le cas de Madagascar. On y dénombre 80% d'espèces végétales
endémiques sur plus de 11000 espèces de plantes supérieures
.de même 90% des espèces de reptiles sont propres à cette
île , en fait un microcontinent.

Fushi
:
Terme maldivien désignant une grande île , le plus souvent située
sur la couronne récifale d'un atoll.

Habitation :
Le terme est synonyme de " Plantation " ( terminologie anglais ) .
Il désigna d'abord les seules sucreries implantées dans les
Antilles françaises , puis, par extension,le domaine
agricole antillais couvrant quelques dizaines à quelques
centaines d'hectares .Domaine colonial à caractère
capitaliste et agro-industriel , l'habitation devint l'unité
de base de la vie économique antillaise , imprimant ses
marques sur le paysage insulaire .

Ile :
Le Dictionnaire de la géographie, paru sous la direction de
Pierre George aux Presses universitaires de France, définit
le mot île de la manière suivante: « terre isolée de tous
côtés par les eaux ». L’accent est donc mis sur l’isolement
lié à l’encerclement de l’espace exondé par les eaux. Les
îles ont diverses origines. Deux grandes catégories doivent
être distinguées, les îles continentales et les îles
océaniques. Les îles continentales : elles élèvent de la
catégorie des îles continentales les îles dont les liens
sont étroits avec le continent voisin. La Grande-Bretagne et
l’Irlande constituent un bon exemple d’îles appartenant au
continent européen, dont elles ont été séparées récemment
par des mouvements d’affaissement et par la transgression
marine, liée à la fonte des glaciers quaternaires. Les îles
océaniques : Deux grands types d’îles constituent
l’essentiel de la famille des îles océaniques: les îles
volcaniques et les îles madréporiques ou coralliennes. Les
îles océaniques volcaniques : L’accumulation de matériaux,
liée à l’activité volcanique, peut donner naissance à une
île. C’est ainsi que des îles volcaniques accompagnent les
dorsales sous-marines, qui sont des chaînes de montagne
submergées. Au milieu de l’océan Atlantique s’étire du nord
au sud une dorsale en forme d’S: elle porte les Açores,
Ascension et Sainte-Hélène. Dans le Pacifique, les îles
Hawaii aussi sont situées sur une dorsale. Les structures en
arc sont également favorables à la formation d’îles
volcaniques: guirlandes insulaires des Antilles, des
Kouriles, des Aléoutiennes, des îles de la Sonde... L’arc
des Petites Antilles a connu ou connaît une activité
volcanique. Certaines de ces îles volcaniques sont de petite
dimension et sont de simples volcans . C’est le cas du
Stromboli, de Kao et Tofua dans l’archipel Tonga, de
Santorin, de l’île Saint-Paul. Mais il est plus fréquent de
rencontrer des îles formées par la juxtaposition ou
l’emboîtement de plusieurs générations de volcans. Telles
sont la Guadeloupe, la Martinique, la Réunion, l’Islande,
les Açores, les Hawaii, les Canaries ou les Kerguelen. Les
îles océaniques coralliennes .Les îles coralliennes, qui
forment l’autre grand groupe des îles océaniques ne sont
situées que dans les régions tropicales. Les coraux, agents
constructeurs de ces îles, ont en effet des exigences
écologiques précises. Ils ne vivent que dans les eaux
chaudes (entre 23 et 28°C de préférence), des eaux agitées,
pures, traversées par la lumière (donc à faible profondeur:
moins de 40 m). Diverses algues, des mollusques, des vers
jouent un rôle important dans l’édification et la
consolidation des récifs coralliens

Ile
continentale :
Elle se différencie des îles océaniques (cf. ci-dessous ) par le
rapport C/S = 0,05, le paramètre C étant la longueur des
côtes et le paramètre S figurant la surface de l'île . A
moins de 1 Km de côtes pour 20km2, la côte restant océanique, le centre de l'île possède des caractères continentaux :
amplitudes thermiques amplifiées, régime des vents modifié, précipitations accrues, nappe phréatique importante , ...
).Les îles continentales sont d'origine variée car elles
sont faites , dans la plupart des cas , d'un morceau de
socle, parfois pourvu d'une couverture plissée ou non et
portant , parfois , des appareils volcaniques. Dans le
pacifique occidental et les Caraïbes , ces îles peuvent être
disposées en guirlandes .En règle générale elles sont plus
élevées que les îles océaniques .

Ile
océanique :
Elle se différencie des îles continentales par le rapport C/S =
0,05, le paramètre C étant la longueur des côtes et le
paramètre S figurant la surface de l'île . A plus de 1 Km de
côtes pour 20km2 le climat de l'île est maritime ( faible
amplitude thermique , air humide et salin , vents forts et
fréquents , absence de nappe phréatique et rareté des cours
d'eau ).Les îles océaniques tropicales sont toutes liées au
volcanisme . Les appareils volcaniques à l'origine de ces
îles pouvant être assoupis ( Samoa , île de pâques , etc
... ) ou actif ( Réunion , Galápagos sud , etc ... ).

Lagon :
C’est une étendue d’eau marine au centre d’un atoll ou entre un
récif- barrière et le littoral.

Mangrove :
C’est une forêt ou formation arborescente caractéristique de
l’étage inter- tidal des littoraux lagunaires et vaseux de
la zone inter- tropicale. L’espèce végétale dominante est le
Palétuvier. Ces arbres ont des racines échasses et des
pneumatophores (excroissances verticales et aériennes des
racines qui assurent leur respiration.

Manufacture :
Dans le monde antillais le terme désignait les sucreries ,
entreprises capitalistes absorbant des investissements
lourds et pratiquant la division du travail. Véritables
établissements préindustriels , les manufactures
fournissaient non une denrée récoltée , comme la ferme ,
mais un produit fabriqué selon une technologie complexe et
déjà industrielle : le sucre .

Marron :
Le terme désignait les esclaves importés aux Antilles , aux
Guyanes et en Amérique latine aux XVIe-XVIIIe siècles qui ,
après s'être évadés, se réfugiaient dans des régions
inaccessibles. A la Jamaïque les " marrons " , réfugiés dans
le " Cockpit Country " soutinrent ,contre les anglais,
d'interminables luttes .Au Surinam ils s'organisèrent sous
l'autorité de chefs appelés "grand man" (équivalent anglais
: "maroon")

Récif barrière :
Il est caractérisé par un large chenal ou par un lagon entre
le récif proprement dit et le relief voisin. Il est profond
et il abrite une faune et une flore diversifiées
.

Récif-
frangeant :
C'est la forme corallienne la plus simple .Le récif se développe en
auréole autour d'un relief d'appui .Il s’appuie sur un
relief non corallien ( îles , caps ) et comprend une pente
externe , un bourrelet ou crête , une plage ou un platier
raccordant au relief- support. Les récifs- frangeants sont
souvent séparés par des chenaux étroits dits chenaux
d’embarcation.

Vaudou
:
Culte originaire du Dahomey ou Bénin , région de la côte occidentale
de l'Afrique qui fournissaient beaucoup d'esclaves jusqu'au
milieu du XVIIIe siècle. Il n'a résisté à l'évangélisation
qu'à Haïti , Trinidad , Cuba et , plus faiblement , en
Louisiane .C'est une croyance syncrétique qui a intégré de
nombreux cultes africains , puis s'est créolisée ,
empruntant au catholicisme , s'adaptant aux diversités
ethniques et à l'originalité des lieux .Le Vaudou ne possède
pas de métaphysique. Il ne propose pas à l'Homme une morale
l'invitant à préparer son salut .C'est d'abord un culte
familial tourné vers les ancêtres et des divinités ( " loas
" ou " mystères " ) présidant à tous les moments de la vie
.Pour bénéficier de leurs faveurs le pratiquant veille à
leur offrir des sacrifices .Le Vaudou est aussi un culte
public comportant des lieux sacrés ( Houmforts ) , des
prêtres ( Houngans ) et des prêtresses ( Bocors ) .

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