ALEVI
Les alevis (parfois nommés
aussi «kizilbas») sont des musulmans non sunnites qui
se rattachent , comme les chiites , au gendre du prophète et
quatrième calife , Ali.
"Notre
seule religion, c'est l'Homme "
Devise alevi
«Le
Kur'an est notre parole
La Clémence (Rahman) est notre visage
Nos yeux voient le Vrai (Hak - Allah)
Nous ne sommes pas trompés par l'image »
Turabi (19èmesiècle)
Turquie : les minorités religieuses (
Biblio Monde)
http://www.bibliomonde.net/pages/fiche-geo-donnee.php3?id_page_donnee=120
Alévisme ( Wikipedia , encyclopédie libre )
http://fr.wikipedia.org/wiki/Al%C3%A9visme
Alevis,des musulmans mystiques et futuristes…Par Patrice van
Eersel et Jean-Pierre Moreau.
http://www.nouvellescles.com/dossier/Islam2/Alevis.htm


ALLAH
C'est le nom du dieu unique prêché par Muhammad et dans
lequel on peut reconnaître une forme contractée de "
al-ilâh " ( en hébreu : " Elohim " ) , " le
dieu " . Dans l'Arabie préislamique ce nom était déjà
en usage . Il y représentait moins un dieu particulier que
la divinité en général incarnée dans une multitude dieux
locaux et / ou tribaux . L'objectif de la prédication
muhammadienne a été de faire accepter l'unicité d'Allah et
une des premières sourates du Coran ( sourate CXIII )
appelle le prophète à proclamer qu'Allah est unique : " Il
n'engendre pas et il n'est pas engendré " . Le Dieu de
l'Islam, du fait qu'il est unique , est tout naturellement
pourvu de toutes les perfections imaginables .Ces
perfections sont exprimées dans le Coran par les
qualificatifs que Dieu se donne : le " Très Saint " , le
" Très Haut " , le "Protecteur " , le " Donateur " , ...
Dieu est vivant et éternel ( " Le vivant qui ne meurt point
" ( XXV, 58 ) ).Il est tout-puissant et les cieux et la
terre lui sont soumis ( " Le Roi " , " Le
Seigneur des Mondes " , " le Vainqueur " , etc...
).Il est omniscient ( " le Bien- Informé " , " le Témoin "
, " le Vigilant " , ... ). Dieu est juste ce qu'il
signifie qu'il agit conformément à ce que la raison du
croyant lui dit être la justice. Cette justice est censé se
manifester au dernier Jour lorsqu'il récompensera ceux qui
auront cru en lui et agi en son nom. Dieu est bon et sa
bonté se manifeste dans l'aide qu'il apporte aux hommes
relativement à leur salut dans l'Au - Delà , autrement dit
sa grâce. Il est aussi " Celui qui pardonne" . Par
ailleurs Dieu n'est pas un corps et il n'as pas de forme .De
fait il ne saurait ressembler à rien de ce qui existe .De ce
fait l'Islam a , dès l'origine , prohibé toute forme de
représentation figurée de Dieu .Dieu est créateur et il a
créé tout ce qui existe .cette création étant conçu comme ex
nihilo. Tout au long de l'histoire de l'Humanité Dieu n'a
cessé de susciter des prophètes au sein de l'Humanité pour
rappeler cette dernière à la vraie religion. Parmi ces
prophètes il y a naturellement Moise , l'homme de la Tora et
le prophète le plus souvent cité dans le Coran, mais aussi
Jésus , Noé , Aaron , Abraham ( que le Coran présente comme
le premier " soumis " ( " muslim " , autrement dit
" musulman " ), Ismail, Isaac, Jacob, Joseph , David ,
Salomon , ...

BAZAR
C'est un marché marqué par
une forte spécialisation professionnelle et une forte
concentration spatiale .Le bazar ottoman n'est pas seulement
un lieu spécialisé dans l'échange de marchandises , il
concentre aussi un certain nombre d'activités artisanales et
industrielles .C'est aussi le centre névralgique autour
duquel s'organise la cité turque : on y trouve souvent une
mosquée , ainsi que des bains. Il peut aussi se réduire à un
simple alignement de boutiques de part et d'autre d'une rue
.Pour protéger les chalands contre les rigueurs du soleil ,
certaines rues pouvaient être couvertes .Dans les grands
cités chaque métier , chaque type de commerce , occupait une
rue particulière et certaines rues pouvaient être fermées la
nuit et placées sous la surveillance de gardiens .Une ville
disposait généralement de plusieurs bazars mais le principal
se trouvait à proximité du bédesten , la partie la
plus active du centre commercial .

BAZAR (GRAND)
Le grand Bazar
d’Istanbul est l’un des plus célèbres du Proche-Orient avec
ceux de Téhéran , Alep et Damas .Il comportait 67 rues
disposées en un étroit quadrillage , chacune d’entre elles
dénommées suivant la corporation qui s’y trouvait installée.
Au croisement de certaines rues étaient aménagées des places
où les membres des corporations venaient réciter la prière
en commun. On y trouvait aussi 5 mosquées et 7 fontaines .Le
grand Bazar comportait 18 portes fermées à la tombée du jour
.Dans cet ensemble on dénombrait 3000 boutiques .

BEDESTEN
Le terme original est "bezistan".C'est
la partie du bazar où étaient vendus les textiles (le mot "Bez"
désigne encore aujourd'hui une fabrique de lin ou de coton
et "Bezzar " désigne le vendeur de textile).

BEY
Titre signifiant «
Seigneur » et qui était porté par les hauts fonctionnaires
et les officiers de l’armée ottomane. En turc moderne , le
terme est devenu l’équivalent de « Monsieur » comme «
Efendi » .

CAMI(I)
Ce terme turc désigne une
mosquée .Il est issu d’un mot arabe désignant un « lieu de
réunion » .Le lieu de culte des musulmans n’étant pas un
sanctuaire mais seulement un endroit où les fidèles se
réunissent pour prier . Le type de base de la mosquée
ottomane est un cube surmonté d'une coupole , et jusqu'au
XVIIIe siècle , la salle unique est restée la formule
prédominante .A la fin du XIVe siècle apparaît à Brousse le
plan en " T " renversé composé de deux salles carrées
communicantes et couvertes en coupoles , flanquées
latéralement d'autres salles plus basses également couverts
de coupoles .Le troisième type de mosquée est celui de la
salle hypostyle à petits nombre de travées identiques à
coupoles

CHIISME
En arabe "shî'a " , c'est-à-dire "shî'a Ali " ou " parti
de Ali " .C'est un mouvement politico-religieux largement
répandu aujourd'hui dans le monde musulman. La naissance du
chiisme résulte du refus de certains musulmans d'admettre
la légitimité des dynasties Omeyyades et Abbassides et de la
volonté de réserver le califat , c'est-à-dire la direction
de la communauté ("Ummâ" ) à Ali et à ses descendants
.C'est à partir de cette opinion divergente sur le choix de
l'imam que s'individualisa le chiisme .
Chiisme ( extr. « 100 portes
du Proche-Orient » )
http://ismaili.net/mirrors/102_chiisme/chiisme.html
Le chiisme : du mysticisme à la
théologie politique
http://www.rfi.fr/fichiers/MFI/CultureSociete/1357.asp
Le chiisme ( Arte )
http://www.arte-tv.com/fr/connaissance-decouverte/aventure-humaine/Cette_20semaine/810126,CmC=812934.html
Les schismes de l’Islam ( Portail
religions. com )
http://www.portail-religion.com/FR/dossier/islam/schismes/index.php
Islam : un dieu unique , plusieurs
sectes
http://pages.ifrance.com/pages/livres/co-islam/chap3.htm

CORAN
Le terme "Coran " ,
en arabe "qur'ân " , signifie " récitation " .Il
désigne l'ensemble des révélations transmises par le
prophète Muhammad et mises par écrit après sa mort ,
constituant ainsi une des bases fondamentales de la doctrine
musulmane .Le terme "quara'â " ( " lire " , "
réciter " ) apparaît souvent dans le texte du Coran et ,en
particulier , dans un verste considéré comme le plus ancien
(Coran , XCVI, 1 ) où le Prophète reçoit de Dieu l'ordre
suivant : " Récite au nom du Seigneur qui créa" .Le Coran
comprend des chapitres appelés " sourates " ( de l'arabe "
sura " ) composés de versets ("aya" ). Selon
la tradition le premier exemplaire du Coran aurait vu le
jour vers la fin du califat d'Abu Bakr , aux environs de
634 .L'ancien secrétaire du Prophète , Zayd Ibn Thabit
aurait procédé à une compilation des paroles de Muhammad. Le
Coran comprend 114 sourates de longueur variable , divisées
en versets dont le nombre varie de 3 à 287. Les sourates
les plus longues se trouvent au début du livre et les plus
brèves à la fin. Le classement ne correspond pas à l'ordre
chronologique supposé de la prédication. Aussi certains
exégètes musulmans ont cherché à reconstituer l'ordre
chronologique des sourates en distinguant les sourates
mekkoises et les sourates médinoises .
Le Coran
http://islamfrance.free.fr/coran.html
Le Saint Coran ( traduction en
français )
http://www.oumma.com/coran/
http://www.yabiladi.com/coran/
Découverte du Coran
http://www.fleurislam.net/media/doc/coran/txt_prcoran.html
Histoire de la formation du Coran
http://stehly.chez.tiscali.fr/histoire1.htm
Le Coran d’André Chouraqui en ligne
http://nachouraqui.tripod.com/id16.htm
Le Coran ( Imago mundi )
http://www.cosmovisions.com/textCoran.htm
L e Coran et les piliers de l’Islam
http://www.herodote.net/histoire07161.htm

CORNE D’OR («HALIC » (« LE
CANAL»))
La Corne d’Or («Chrysokeras ») tire son nom de se forme ( une corne ) et
des richesses que les bateaux déversaient sur ses quais.
Deux petites rivières , le Kagithane Suyu et l’Ali
Bey Suyu ( « Les eaux douces d’Europe » ) , s’y
jetaient . C’est un abri profond et large qui abrite le port
de la ville .Ce chenal occupe une position éminemment
stratégique à l’entrée du Bosphore .Encadré par les collines
de Stamboul et de Galata , il est bien protégé des vents
soufflant du nord comme du sud .Par ailleurs le plan d’eau
est vaste et profond ce qui permet de recevoir un grand
nombre de navires .Durant l’ère industrielle usines ,
entrepôts et chantiers navals se développèrent sur les rives
de la Corne d’Or dans l’anarchie la plus complète .Dans les
années 1980 une vaste campagne d’assainissement et de
réhabilitation des rives fut lancée par le maire d’Istanbul
Bedrettin Dalan .

DERVICHE
Le
terme vient d’un mot persan signifiant « pauvre » , «
mendiant » .Il est synonyme de l’arabe « fâqir » .Le
derviche est le « pauvre en Dieu », celui qui se dépouille
de lui-même dans la voie vers Dieu .Il emprunte la «
tarîqa » ( pluriel : « turuq » signifiant : «
le chemin » , « le sentier » , autrement dit la voie
spirituelle empruntée par le croyant et qui conduit , par
étapes ( « mâqam » ) jusqu’à la Réalité divine (« Hâqiqa »
). Il désigne les adeptes de confréries musulmanes qui , à
l’occasion de séances mystiques , s’adonnaient à des
pratiques particulières leur permettant d’atteindre l’extase
. Le rite religieux , commun à toutes les confréries , le
Dikr (Commémoration d'Allah ) provoque une forte
excitation religieuse , soit à l'aide d'excitants , soit par
un état de transe obtenu par les cris , la musique , la
danse éventuellement tournante . A Istanbul plusieurs
ordres de derviches se côtoient : outre les «mévlévis »
(«Derviches-tourneurs », cf. – ci-dessous ) , les « bektashis »
et les «mélami » .Les «bektashis » furent
créés par Hadji Bektash . Ils sont connus pour leur
conception assez hétérodoxe de la foi musulmane à laquelle
ils ont incorporé des éléments issus de la religion turque
pré islamiste ainsi que des emprunts faits au chiisme et au
christianisme . Quant aux « mélamis », ils auraient
été fondés par Hadji Bayram à Ankara au milieu du XVe
siècle. En Turquie les communautés de derviches ont été
dissoutes par Atatürk dans le cadre de sa campagne pour la
laïcisation de la République. Elles subsistent cependant
sous la forme d'associations plus ou moins tolérées . Les
plus célèbres des derviches sont les « mevlevi » (ou
« derviches tourneurs »)
.


«DERVICHES TOURNEURS» (« MEVLEVI »)
C’était , à l’origine , le
groupe de disciples de Mevlana qui s’était spontanément
rassemblé autour du maître. A la mort de ce dernier son ami
Hussameddîn et son fils Sultan Veled ( 1226-1312 ) donnèrent
au groupe de disciples de Rûmi la forme d’un ordre
doté de rites et d’une règle bien définie , centré sur la
danse et le concert spirituel appelé « sema »
.l’ordre joua un rôle spirituel très important auprès des
ottomans qui protégèrent constamment les « mevlevi »
.La maison mère de l’ordre (« le Siège du Pîr ») se
trouvait à Konya , mais des fondations essaimèrent dans tout
l’empire ottoman .des établissements d’enseignement ( « Dâr al-Mesnevi » ) étaient souvent associés à ces
couvents .Chaque fondation se constituait sur le modèle du
« tekke » de Konya , organisé lui-même autour du
mausolée ( « turbe » ) du fondateur et du rite
central de la confrérie : la « Sema » ( cf. –
ci-dessous ) .Les derviches étaient soumis à de nombreuses
obligations : la prière canonique en commun , à la lecture
très fréquente du Coran , à l’accueil des pèlerins et des
pauvres A son entrée dans le monastère le novice devait
servir ses « frères » pendant mille et un jours .La
nourriture était frugale et les jeûnes fréquents .Les «mevlevi »
avaient l’obligation de renoncer aux biens matériels .Ils
étaient reconnaissables à leur costume particulier formé
d’un haut bonnet de feutre brun , «
sikke » , d’une chemise longue et dépourvue de manches ,
d’une veste avec manches , d’une ceinture et d’un manteau .

DEVCHIRME
(en ottoman : le «ramassage »)
Le terme désigne la
levée d’enfants chrétiens dans les provinces balkaniques de
l’empire .Cette levée était organisée par un officier des
janissaires et elle concernait des enfants et des
adolescents de sexe masculin et âgés de 8 à 16 ans. Ces
jeunes garçons étaient ensuite confiés à des familles
turques où ils devenaient musulmans et se «turquisaient »
.Ils constituaient le corps des «adjemi oghlan» (
« enfants étrangers » ) .ces derniers étaient dirigés soit
vers une carrière administrative (services du palais
impérial ), soit vers une carrière militaire ( janissaires
).Ce système explique l’extrême diversité ethnique des
classes dirigeantes de l’empire .La pratique du
devchirme tomba en désuétude et disparut au XVIIe
siècle.
Un mot rarissime : Devchirme ( Au
hasard du Web … et d’Afrique )
http://13770.free.fr/2005/03/un-mot-rarissime-devchirme.html
Les janissaires : recrutement et entraînement
http://theilsb.club.fr/VAEVICTIS/HISTOIRE/OTTOMANS/HISTOIRE-OTTOMANS-janissaires-recrutement.htm
L'Empire Ottoman , Les Janissaires («
Les traverses du Temps , Imago Mundi »)
http://www.cosmovisions.com/ChronoJanissaires.htm

DIVAN
C’est le conseil impérial
dont les séances se déroulaient dans la deuxième cours du
palais de Topkapi appelée «Kubbe alti ») ( «
Sous la coupole » ) .A partir de 1654 les séances du «divan »
se déroulèrent dans la résidence dévolue au grand vizir
désignée sous le terme de « Sublime Porte » ( « Bab-i’ali »)
.Le « Divan » trait de toutes les questions
relatives à la paix , à la guerre , à la conduite militaire
, à la haute administration , aux finances , etc…Il jouait
aussi le rôle d’une cour de justice suprême devant laquelle
chaque prévenu pouvait se pourvoir en appel. Le divan se
réunissait quatre fois par semaine sous la présidence du
grand vizir .Il rassemblait les « vizirs de la coupole » (
le chef de la chancellerie , les deux « juges de l’armée »
, les deux contrôleurs des finances et l’ « agha » ou
chef des janissaires .

GENS DU LIVRE ( «EHL UL-KITAB» )
Cette appellation désignaient
les communautés juives et chrétiennes, adeptes des religions
du «Livre» ( la Bible ) , qui bénéficiaient d’un statut
juridique et religieux spécifique au sein de l’empire
ottoman. Ces sujets non musulmans étaient regroupés en trois
groupes : les chrétiens orthodoxes (« rum ») , les
chrétiens orientaux (arméniens («Erméni ») ) et les
Juifs («Yahudi »)Ces non musulmans étaient frappés
d’un certain nombre de mesures discriminatoires (
interdiction de monter à cheval et de porter des armes ,
obligation de porter des vêtements distinctifs , etc…) ,
mais en contrepartie ils pouvaient conserver leurs lieux et
leurs objets de culte .Sur un plan juridique ils jouissaient
d’un statut de tributaires ou «zimmi » et
bénéficiaient , à ce titre , de la protection du sultan au
même titre que les sujets musulmans .Outre leur clergé
spécifique , les « Gens du Livre » possédaient leurs
tribunaux spécifiques. Ils formaient dans les villes des
quartiers distincts(« mahalle » )avec leurs lieux de
culte et leurs nécropoles spécifiques .Le pouvoir ottoman
semble avoir encouragé ces regroupements par appartenance
religieuse ou ethnique car il permettait de contrôler plus
aisément ces groupes minoritaires .
HAMMAM
Le terme désigne les «bains » qui dans l’empire ottoman étaient à la fois des
lieux d’hygiène , de repos et de loisirs. Les dimensions de
ces édifices étaient très variables mais ils suivaient dans
leur organisation le principe des thermes romains .Ils
comprenaient une salle d’accueil et un vestiaire suivis
d’une salle de transition tiède de massage et d’épilation ,
d’une première salle chaude et d’une salle très chaude à
étuves pourvue de banquettes , au centre de laquelle se
trouvait une estrade de forme ronde ou polygonale ( le «gobek
tachi »/« Pierre nombril ») où le visiteur pouvait se
faire masser .L’air chaud , issu d’un four entretenu en
permanence , circulait sous le dallage et traversait les
murs dans des conduites maçonnées .Les hammams jouaient un
rôle essentiel dans la vie sociale comme lieu de réunion et
de divertissement , mais aussi comme centre de toutes les
grandes circonstances de la vie .Ils purent aussi servir de
lieu de réunion durant des périodes troublées.
Le bain turc- Hammam
http://www.bleublancturc.com/Turqueries/hamam.htm
« Le bain turc » de Ingres
http://www.geocities.com/arlindo_correia/231000.html
“The
islamic hammam is born” de M.Aaland ( 1997 )
http://www.cyberbohemia.com/Pages/Islahammam.htm
Building Usage: hammam ( “ Arcnet” )
http://archnet.org/library/sites/sites.tcl?usage=hammam
“ Les hammams d’Istanbul comme une
prière éternelle” de E .Psychouli ( « Courrier
International » , juillet 2005)
http://www.courrierinternational.com/voyage/article.asp?obj_id=16965&provenance=hebdo

« HAN » ( CARAVANSÉRAIL )
Ce sont des relais sur les
routes et des entrepôts dans les villes .Ils jalonnaient les
voies empruntées par les caravanes .Dans les zones non
urbaines et selon la configuration du terrain ils étaient
distants de 20 à 25 kilomètres , soit l’équivalent
d’une journée de marche .Ces établissements étaient
puissamment fortifiés : une solide muraille dotée de tours
d’angle entourait l’édifice .Ce dernier était formé de deux
niveaux disposés autour d’une cour centrale de forme
rectangulaire , au centre de laquelle se trouvait souvent
une petite mosquée .Au rez-de-chaussée étaient aménagés les
entrepôts , les dortoirs pour les serviteurs , les ateliers
, les écuries et le hammam. Un escalier donnait accès à
l’étage où se trouvaient les chambres ouvrant sur une
galerie à portiques .Des «han » se développèrent aussi dans les villes
.L’hébergement y était gratuit , mais les marchands devaient
acquitter une taxe à l’entrée et à ma sortie de la ville
.Sur la cour intérieure s’ouvraient , outre les entrepôts ,
les boutiques de vente .Chaque han était spécialisé dans un
type de produit ( soie, épices, … ).Selon Elya Celebi ,
écrivain et voyageur turc au XVIIe siècle , la seule ville
d’Istanbul comptait 116 « han » .


Le Harem ( J.L. Gerome , 1873 )

Odalisque ( Ingres )
HAREM
Ce terme désigne le «
quartier des femmes » .Il était l’apanage exclusif des
hommes les plus riches et surtout des personnages de haut
rang .La majorité des turcs était , par la force des choses
, monogames .Le harem le plus connu est celui du sultan qui
était installé dans l’ «enderun » , la partie la plus
secrète du palais de Topkapi .C’est celui qui a suscité le
plus de fantasmes et de légendes dans l’inconscient
collectif occidental .L’organisation du harem impérial
répondait à une étiquette précise : les jeunes vierges
provenant de butins de guerre , de cadeaux de courtisans ou
achetées sur le marché des esclaves ne parvenaient à la
couche impériale qu’au terme d’un parcours prédéterminé long
et complexe marqué par l’obtention de « grades » : novices
(«djariye » ) , apprenties («châgird »),
compagnes («gedikli » ) et maîtresses («usta »
) .Le sultan choisissait ses maîtresses parmi ces « usta »
.On distinguait ensuite les favorites passagères («gozde »)
et les concubines («khâss odalik » (d’où vient le
terme « odalisque » ) ou «khâsseki » ) .Parmi les
« kasseki » la hiérarchie était liée à l’ordre de
naissance des fils .La première de celles-ci , la «bachkadin »
était celle qui , la première , avait donné un fils au
sultan .L’autorité suprême sur le harem revenait à la mère
du souverain , la « vâlide sultan » qui gérait le «
quartier des femmes » avec différents surintendants et le
chef des eunuques noirs ( «l’agha des filles » / «kizlar aghasi » )
Le Harem ( Insecula , guide intégral
du voyageur )
http://www.insecula.com/salle/MS03493.html
Le harem de Topkapi ( « Trois jours à
Istanbul » )
http://mapage.noos.fr/jmlabour/pagc3.htm#
Fantaisies au Harem et nouvelles
Schéhérazade ( Muséum )
http://www.museum-lyon.org/expo_temporaires/harem/harem_accueil.htm
Eugène Delacroix
http://www.diagnopsy.com/Delacroix/Delacroix.htm
Orientalisme et peinture
http://www.hku.hk/french/dcmScreen/lang3022/lang3022_orientalisme_peinture.htm
dont « Le Harem »
http://www.hku.hk/french/dcmScreen/lang3022/lang3022_harem.htm
dont : « odalisques »
http://www.hku.hk/french/dcmScreen/lang3022/lang3022_odalisques.htm
Orientalisme ( « L’Histoire par
l’image » )
http://www.histoire-image.org/histoire/orientalisme/orientalisme.html
Orientalisme –Exotisme
http://www.hku.hk/french/dcmScreen/lang3022/lang3022_orientalisme.htm

ISLAM
En arabe le terme signifie "
soumission à Dieu " et a donné " muslim"
(pluriel: "muslimun") " musulman(s) " .On a souvent
tendance à considérer l'Islam comme un tout monolithique et
immuable .Il n'en est rien et l'Islam a connu des schismes ,
des périodes de grandeur et de décadence .Par ailleurs tous
les musulmans ( 1,3 à 1,5 milliards ) ne sont pas arabes (
300 millions seulement ) et tous les arabes ne sont pas
musulmans ( il existe 10% de chrétiens arabes ).
Il se répartit entre
plusieurs " familles d'esprit " .
Les sunnites rassemblent
l'écrasante majorité des musulmans ( 95 % en Afrique du
Nord et au Proche-Orient ). Ce sont les " orthodoxes " de
l'Islam fondant leurs pratiques religieuse sur le Coran
complété par la Sunna. Ils ont reconnu l'autorité du calife
( " Le commandeur des croyants " ) qui dirige la communauté
( " l'Umma " ) .Le Calife est le successeur et le
représentant du Prophète et il est le dépositaire de la
Shari'A. Il n'y a plus de dirigeant officiel de l'Islam
sunnite depuis la disparition du califat le 4 mars 1924.
Les sunnites sont subdivisés en quatre écoles : hanbalite ,
malékite , chaféite , hanafite .Ce sont des écoles
juridiques et elles ne diffèrent pas dans la pratique
religieuse d'où l'inexistence de conflits .
Les chiites forment un groupe
hétérodoxe séparé de la Communauté au VIIe siècle ("grande
rupture " ou « fitna » ).Ils contestent les
conditions dans lesquelles a été assurée la succession de
Mahomet .Ils soutiennent que les successeurs du Prophète
doivent être choisis parmi les membres de sa famille .La
succession légitime revient à Ali , son gendre , 4e calife
et 1er imam de la communauté chiite. Les partisans d'Ali
reconnaissent l'autorité de sa famille , ses deux fils
Hassan ( 2e imam ) et Hussein ( 3e imam ) , puis les
descendants de Hussein .Le conflit entre sunnites et chiites
repose sur la question de l'imamat c'est à dire de
l'autorité légitime dans l'Islam. La lignée des imams
descendants de Hussein ne s'est pas maintenue jusqu'à nos
jours. Le dernier imam a été " occulté " et ne reviendra
qu'à " la fin des temps" , c'est le Mahdi qui inaugurera le
règne de Dieu sur Terre .Les chiites sont environ 70
millions , dont 20 - 25 millions dans le monde arabe .Les
plus nombreux sont les Duodécimains ou imâmites qui
reconnaissent 12 imams (Irak, Liban , Bahreïn , Émirats
arabes unis ).On rencontre aussi les zaydites (Yémen ) , les
ismaéliens , les alaouites ( Syrie ) , les druzes (Liban )
.
Les Kharijites forment un
groupe à part .Ce sont les partisans d'Ali " déçus".Ils se
sont séparés lors de la bataille de Siffin avec les sunnites
en 657.Ils reprochent à Ali d'avoir , par faiblesse ,
accepté un arbitrage .Les Kharijites forment de petites
communautés en Algérie ( Mzab ) , en Libye (Djebel Nefoussa )
et à Oman ( Jbel Akhdar ) .

ISLAMISME
Au XIXe siècle le terme
d'islamisme , plutôt que celui d'Islam , était couramment
employé par analogie avec le Judaïsme et le Christianisme.
Depuis la victoire de l'ayatollah Khomeiny en Iran ( 1979 )
Islamisme désigne l'Islam politique ou radical dont les
partisans sont désignés comme islamistes. Ils se désignent
eux-mêmes par le néologisme " islamiyoun " pour se
distinguer des simples musulmans .Ils ne doivent pas non
plus être confondus avec les fondamentalistes , partisans
d'une simple , mais stricte , application de la Shari'A sur
le plan politico-religieux ( exemple : les sunnites
d'Arabie saoudite ). Ils ne doivent pas non plus être
confondus avec les traditionalistes dépourvus de projet
politique et nostalgiques de moeurs et rituels du passé .Les
islamistes ( ou intégristes , le terme est synonyme ) sont
les adeptes d'une idéologie radicale consistant à utiliser
la religion pour s'emparer du Pouvoir.

JIHAD ( ou DJIHAD )
Le
terme signifie " effort " en arabe . Au sens premier
il est interprété comme l' " effort ou lutte contre soi-même
pour devenir meilleur " .C'est par extension que ce terme a
finit par désigner " la Guerre Sainte " . Certaines
dynasties, comme celle des Almohades (1147-1205 ) , ont
prétendu en faire le sixième pilier de l'Islam.

KADI
Le Kadi exerçait le pourvoir
judiciaire dans l’empire ottoman. Ils étaient toujours issus
du corps des «oulémas » (« hommes de religion » ).Ils
étaient formés dans les «medrese » ( écoles
juridico religieuses ).Au terme de leur formation ils
étaient affectés aux différentes circonscriptions de
l’empire (« kaza » ou « Kadilik » ) et ils
exerçaient alors dans des tribunaux (« makheme » )
.Les kadi tenaient leur autorité du sultan lui-même et
n’étaient responsables que devant lui. Ils appliquaient le
droit séculier (« Kanun ») et le droit religieux («Chari’a »
).

«KIYAS »
( en arabe : « QIYAS »)
C’est, après la Coran et les
hâdiths , la troisième source du droit musulman .Il
s’agit du «jugement par analogie » qui permet de résoudre
un problème non prévu par des deux textes à partir de la
solution qu’ils donnent pour un problème voisin .

KULLIYE
Littéralement : «
l’ensemble » .Le terme désigne une fondation pieuse
impériale comprenant, outre une mosquée, de nombreuses
dépendances : medrese , hôpital , bibliothèque , etc…Ces
multiples dépendances ajoutaient une fonction sociale et
culturelle à la fonction religieuse du sanctuaire .Ces
complexes pouvaient parfois s’étendre sur une superficie
gigantesque (exemple : la «Suleymaniye Camii »
d’Istanbul ) .Le premier «kulliye » fut aménagé à
l’initiative des sultans seldjoukides .C’est le « Huant
Hatun Kulliyesi » à Kayseri daté de 1228-1238.

MADRASA
(en arabe) ( MEDRESE , dénomination turque ).
Établissement musulman
d'enseignement secondaire et supérieur rattaché à une
mosquée .L'étude du Coran et des hadiths étant le point de
départ de l'initiation à l'Islam , l'enseignement est
inséparable du centre religieux. La « médressé »
n’est pas une invention ottomane .Les premières « médressé »
apparaissent en Iran oriental à la fin du Xe siècle. C’est
le vizir seldjoukide Nizam al-Moulk qui aurait fondé la
première véritable « médressé » à Bagdad en 1065.Ce
sont probablement les Seljukides qui introduisirent cette
institution en Anatolie. Même après l'apparition d'un
bâtiment spécifique , les mosquées ordinaires continuèrent
d'accueillir l'enseignement , parfois donné par les savants
des madrasas eux-mêmes .La Madrasa ( Médresé ) comportait
les logements des maîtres , des savants et des étudiants
étrangers , des salles des cours , des bibliothèques ,
parfois un bain , un hôpital et une cuisine .Ce sont souvent
des fondations pieuses qui assurent l'entretien des maîtres
et des étudiants .A côté d'une vocation philanthropique
évidente , l'institution de la madrasa permettait au
donateur d'exercer un certain contrôle sur le contenu de
l'enseignement qui y était dispensé . L’essentiel de
l’enseignement donné dans ces écoles repose sur la lecture ,
le commentaire et l’interprétation du Coran et des
traditions («hadiths »).Pour cet enseignement on
recourt fréquemment à des ouvrages d’auteurs arabes traduits
en turc. Une place importante est réservée à l’enseignement
de la loi coranique .En dehors de cet enseignement de base
les leçons des professeurs portent aussi sur la logique («mantik ») , les mathématiques , la géométrie , l’astronomie , la
musique , les sciences naturelles , la médecine , ainsi que
sur la grammaire , la rhétorique et la littérature
.L’enseignement est donné essentiellement sous la forme de
lectures d’œuvre et le travail des étudiants consiste à
apprendre par cœur des ouvrages entiers .Au terme de ses
études , l’étudiant est soumis à un examen oral qui
sanctionne la fin de son cursus et qui lui confère le droit
d’enseigner , à son tour , dans une « médressé » de
rang inférieur à celle dans laquelle il a effectué ses
études .


" Tekke " ( Couvent ) et " turbe" ( mausolée ) de Mevlana à
Konya
MEVLANA

C'est un titre signifiant " Notre Maître " donné en
Turquie à Cela al-Din (1207-1273 ) , maître soufi qui vécut
à Konya au XIIIe siècle. On ajoute souvent à son nom le mot
de " Rumi " parce qu"il passa la plus grande partie
de sa vie en Anatolie. Fils d'un théologien et prédicateur
cél èbre de Balkh au Khorassan (Afganistan ) , il émigra
avec sa famille en Anatolie . A la mort de son père il prit
sa succession . La rencontre avec un derviche errant , Shams
al-Din de Tabriz , modifia radicalement sa vie .Délaissant
l'étude livresque , il orienta le soufisme vers la poésie ,
la musique et la danse ' sema ) . Il fut l'auteur d'une
oeuvre poétique considérable , dont un long poème didactique
de 45000 vers , le célèbre " Mathnawi " dicté et
écrit en persan et qui a fortement marqué l'Islam parce
qu'il développe une voie de la réalisation spirituelle dans
la charité , l'humilité et l'amour. Ses disciples se
rassemblèrent en une confrérie (" tarikat " ) que
son fils , Sultan Veled , organisa en ordre , celui des
Mevlevis ("derviches tourneurs " ).
«Viens,
sois des nôtres !
Qui que tu sois, sois des nôtres !
Que tu sois mécréant, idolâtre ou mage,
Ou que tu aies violé cent fois ton serment…
Sois des nôtres ! Notre foyer n’est pas la porte du
désespoir ;
Mais bien la porte de l’espérance. De grâce, sois des nôtres »
Celaleddin Rûmi,
dit Mevlânâ
"Dis-moi
ce que tu cherches, je te dirai qui tu es :
Si tu es à la
recherche de la demeure de l'âme, tu es une âme ;
Si tu es en quête
d'un morceau de pain, tu es du pain.
Si tu peux saisir
le secret de cette subtilité, tu comprendras :
Chaque chose que tu
recherches, c'est cela que tu es".
Celaleddin Rûmi, dit Mevlânâ
Parabole de l'éléphant
« Des
Indous avaient amené un éléphant; ils l'exhibèrent dans une
maison obscure.
Plusieurs personnes entrèrent, une par une, dans le noir,
afin de le voir.
Ne pouvant le voir des yeux, ils le tâtèrent de la main.
L'un posa la main sur sa trompe; il dit : « Cette créature
est telle un tuyau d'eau. »
L'autre lui toucha l'oreille : elle lui apparut semblable à
un éventail.
Lui ayant saisi la jambe, un autre déclara : « L'éléphant a
forme de pilier. »
Après lui avoir posé la main sur le dos, un autre dit : « En
vérité, cet éléphant est comme un trône. »
De même, chaque fois que quelqu'un entendait une description
de l'éléphant, il la comprenait d'après la partie qu'il
avait touchée.
Leurs affirmations variaient selon ce qu'ils avaient perçu
l'un l'appelait dal, l'autre alîf.
Si chacun d'eux avait été muni d'une chandelle, leurs
paroles n'auraient pas différé.
L'oeil de la perception est aussi limité que la paume de la
main qui ne pouvait cerner la totalité (de l'éléphant).
L'oeil de la mer est une chose, l'écume en est une autre;
délaisse l'écume et regarde avec l'œil de la mer.
Jour et nuit, provenant de la mer, se meuvent les flocons
d'écume; tu vois l'écume, non la mer. Que c'est étrange!
Nous nous heurtons les uns contre les autres comme des
barques; nos yeux sont aveuglés; l'eau est pourtant claire.
O toi qui t'es endormi dans le bâteau du corps, tu as vu
l'eau; contemple l'Eau de l'eau.
L'eau a une Eau qui la pousse, l'esprit un Esprit qui
l'appelle. »
Celaleddin Rûmi, dit
Mevlânâ
« Dans le coeur des amants qui boivent la lie, brûlent les
désirs ardents.
Dans le for intérieur des sages au coeur sombre, il y a des
réfutations.
La raison dit: "Ne pose pas ici le pied, car dans
l'anéantissement, il n'y a que des épines."
L'amour répond à la raison: "C'est en toi-même que se
trouvent les épines."
Oh! reste silencieux, arrache l'épine de l'existence de ton
coeur,
Afin de découvrir dans ta propre âme des roseraies,
Ô Sham Tabrîzî! Tu es le soleil caché dans le nuages des
lettres.
Quand ton soleil s'est levé, se sont effacées les paroles.
Je suis devenu comme une prière par tant de prières que j'ai
faites;
Quiconque voit mon visage me demande de prier pour lui.
Mais à tes yeux, j'ai la couleur des impies,
Car tes yeux qui tuent sans merci quand ils me voient
cherchent la guerre.
Si la séparation d'avec toi me tue, je lui pardonne:
Quel prix du sang peut réclamer à celui qui le tue
Le captif mis à mort dans la guerre sainte?
Je t'ai salué, je t'ai prêté un serment d'allégeance, Tu
m'as dit: "Comment es-tu?"
Je suis dans l'état du pauvre cuivre qui appelle la pierre
philosophale.
Le portrait est tel que l'a fait le peintre;
Le corps blessé est tel qu'il réclame le remède.
Que tes paroles ne soient pas comme l'ombre devant le
soleil!
Les poussière s'enfuient de l'ombre et cherchent un rayon de
lumière.
Oh! la générosité et la bienfaisance de Shams de Tabrîz!
Le soleil de la voûte azurée lu réclame un don.
Celui à qui s'est dévoilé le mystère de l'amour,
Celui-là n'est plus, car il s'est effacé dans l'amour.
Place devant le soleil la chandelle ardente
Et vois comme son éclat disparaît devant ces lumières:
La chandelle n'existe plus, la chandelle s'est transmuée en
lumière.
Il n'y a plus de signes d'elle, elle-même est devenue signe.
Il ne va de même pour du feu corporel dans la lumière de
l'esprit:
Il ne reste pas feu, il devient cette flamme.
Le ruisseau court à la recherche de l'océan;
Il se perd quand il s'est noyé dans l'océan.
Tant que la recherche existe, le cherché n'est pas connu;
Quand l'objet de la recherche est atteint, cette recherche
devient vaine.
Donc, tant que la recherche existe, cette quête est
imparfaite.
Quant la recherche n'est plus, elle acquiert alors la
suprématie »
Celaleddin Rûmi, dit Mevlânâ
"Va, et pose ta tête sur l'oreiller, laisse-moi seul.
Quitte ce pauvre qui est condamné et qui passe ses nuits à
errer.
Les nuits, jusqu'au matin, nous les passons à lutter, à nous
débattre dans les vagues de l'Amour.
Si tu le veux, viens et pardonne nous
Si tu le veux, va t'en et tourmente-nous"
Celaleddin Rûmi, dit Mevlânâ
Rumi, citations et biographie
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