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"Notre
vie est éphémère, pareille au reflet de la lune dans la
goutte d'eau tombant du bec du héron"
(
Dôgen Zenji )
"Le
ciel, la terre et moi avons la même racine. Toutes choses et
moi-même sommes d'une seule substance"
( Jo-Hoshi , moine chinois ( 318-414 )
Apsaras
(«Venues des eaux»)
Nymphes nées
lors du barattage de la mer de lait. Divinités des eaux,
représentées sous la forme de très belles jeunes femmes aux
cheveux longs et flottants, elles président aussi à l’amour
et elles sont souvent montrées dans l’iconographie tentant
de troubler par leurs charmes l’ascèse des saints hommes.
Dans l’iconographie bouddhique, elles sont souvent associées
aux boddhisattvas.

Arhat :
Le terme serait
issu de «ari » qui signifie « ennemi » et «han »
qui veut dire « tuer » . Un «arha » serait un «tueur
de l’ennemi », l’ennemi étant les passions .D’autres
exégètes font dériver le terme « arhat » de «
arhati»: « être digne de » .Il semble qu’à l’origine
le terme d’ «arhat » s’appliquait à tous les ascètes
, par la suite le terme désigna les «saints » ,
pleinement et définitivement délivrés.L’ «Avadana Sataka» (
II, 348 ) donne une description assez complète de l’ «arha » :
« Il
s’est exercé , a lutté et a combattu et ainsi il a compris
que ce cercle de « Naissance et Mort » avec ses « Cinq
Constituants » (« skandha») est en constante mouvance .Il a
rejeté toutes les situations de l’existence qui sont amenées
par un complexe de conditions car il est dans leur nature
de déchoir et de se désagréger , de changer et de s’abolir
il a abandonné toutes les « souillures » et gagné l’état
d’ «arhat ». En devant «Arhat » , il a perdu tout
l’attachement qu’il avait pour le « Triple-Monde » (c’est-à-dire le monde du désir des sens , le monde de la
forme , le monde sans forme ) .Il juge de même valeur l’or
et le bloc de terre .Le ciel et la paume de la main sont
identiques à ses yeux .Il est resté froid dans le danger
comme le bois de santal parfumé vis-à-vis de la hache qui le
fend. Par sa «Gnose » il a écrasé la « coquille de l’œuf de
l’ignorance ». Il a atteint la «Gnose » , les «super
savoirs »
et les «pouvoirs de la vision analytique ». Il s’est
détourné des gains et des honneurs du Monde. Il est devenu
digne d’être honoré , salué , révéré par les «deva» ( dieux
) y compris Indra, Vishnu et Krishna » .

Athéisme :
Le Bouddhisme est-il un athéisme ? Aux yeux d’un bouddhiste cette
question est largement dénuée d’intérêt … La tradition
bouddhique ne nie pas explicitement l’existence d’un
créateur , mais elle ne s’intéresse nullement à la question.
Le but de la doctrine bouddhique est de libérer les êtres de
la souffrance, les spéculations sur les origines du Monde
apparaissent comme vaines spéculations et perte de temps
.Les bouddhistes n’ont jamais fait obstacle au culte d’un ou
plusieurs dieux, mais ce champ de la pensée humaine se
situaient en dehors de leurs préoccupations et de leurs
recherches.

Bardo :
Ce terme
tibétain désigne les états "post mortem" ( " états
intermédiaires " ). On dénombre six bardos qui englobent
tous les états de la vie et de la mort. Le Bardo Thödol ( ou
"Livre tibétain des morts" ) est un des textes majeurs du
bouddhisme tibétain.Cet ouvrage appartient à l'école
Nyingmapa et sa rédaction est attribuée à Padmasambhava,
fondateur de l'école. Il décrit les états de
conscience et de perception qui séparent la mort de la
renaissance. L'étude du Bardo Thödol est censée permettre au
pratiquant de se libérer du cycle des réincarnations ou, du
moins, d'accéder à une meilleure réincarnation.
"As-tu reçu l'enseignement du sage gourou initié au mystère
du bardo ? Si tu l'as reçu, rappelle-le à ta mémoire et ne
t'en laisse pas distraire par d'autres pensées. Conserve
fermement ton esprit lucide. Si tu souffres, ne t'absorbe
pas dans la sensation de la souffrance. Si tu éprouves un
reposant engourdissement d'esprit, si tu te sens t'enfoncer
dans une calme obscurité, un apaisant oubli, ne t'y
abandonne pas. Demeure alerte. Les consciences qui ont été
connues comme étant (nom du
mourant) tendent à se disperser.
Retiens-les unies par la force de l'Yid kyi namparshéspa.
Tes consciences se séparent de ton corps et vont entrer dans
le Bardo. Fais appel à ton énergie pour les voir en franchir
le seuil en ta pleine connaissance. La clarté fulgurante de
la Lumière sans couleur et vide va, plus rapide que
l'éclair, t'apparaître et t'envelopper. Que l'effroi ne te
fasse point reculer et perdre conscience. Plonge-toi dans
cette lumière. Rejetant toute croyance en un ego, tout
attachement à ton illusoire personnalité, dissous son
Non-être dans l'Etre et sois libéré. Peu nombreux sont ceux
qui, n'ayant pas été capables d'atteindre la Libération au
cours de leur vie, l'atteignent à ce moment si fugitif qu'il
peut être dit sans durée. Les autres, sous l'effet de
l'effroi ressenti comme un choc mortel, perdent
connaissance." ( Extrait du "chikhai
bardo" ou "Etape du trépas")

Bhakti :
C’est la Foi qui , dans le Bouddhisme Mahayana , acquiert
une vertu égale à la Sagesse .Le chemin de la sagesse
n’étant pas praticable pour beaucoup, le chemin « facile »
de la Foi était le seul permettant à la plus grande partie
des être humains d’atteindre l’Illumination .La Foi
s’intègre dans le concept de l’universalité du salut qui
forme la base du Mahayana et sur la conviction que la nature
du Bouddha est présente chez tous les êtres et qu’ils sont
tous proches de l’ « Illumination » .

Bhava-Chakra :
Le terme signifie
en sanskrit : « La roue de la Vie » .Il s’agit d’une
représentation graphique du cycle des renaissances («Samsâra » ).Les six principales conditions de
l’existence terrestre sont représentées séparément dans les
six portions de la roue : les domaines de dieux , des
anti-dieux («titans » ) et des hommes forment le haut de
la roue , tandis que les domaines des animaux , des «
esprits affamés » et des habitants des enfers forment le
bas de la roue .Tous ces domaines ont en commun l’expérience
de la souffrance et de la mort .La mort est symbolisée par
Yama , le dieu du monde inférieur , qui tient la roue dans
ses griffes .Les causes du cycle de la souffrance et de la
mort sont symbolisées par trois animaux placés au centre de
la roue : le coq ( le désir ) , le porc (l’ignorance ) et
le serpent (la haine) .Un cercle , à l’extérieur de la roue
, montre les douze parties de la " production conditionnée" («Pratîya-Samutpâda ») qui présente une
interprétation philosophique du cycle des renaissances .

Bhikshu :
Moine mendiant ,
membre masculin de la Sangha bouddhique , ayant quitté la
société et ayant reçu l’ordination complète. Dans les
premiers temps du Bouddhisme , les « bhikshu »
constituaient le noyau de la communauté car seul un homme
ayant renoncé au Monde pouvait atteindre le Nirvana
.L’activité principale du « bhikshu » se résumait
dans la méditation et l’enseignement de la doctrine .Toute
forme de travail lui était interdite .Par ailleurs il était
assujetti aux principes fondamentaux de la vie monacale :
pauvreté , chasteté , pacifisme .La pauvreté du «
bhikshu » se manifeste dans son habillement composé de
haillons .Les objets d’usage quotidien se limitent à un bol
à aumônes, un rasoir, une aiguille à coudre , un filtre à
eau, un bâton de pèlerin et une brosse à dents .Tous les
jours il sort mendier sa nourriture quotidienne .A l’origine
ces moines menaient une existence errante , mais au fil du
temps ils se sédentarisèrent de plus en plus dans des
monastères .


Bodhisattva :
Le terme signifie littéralement : "Être de l'Éveil " . Est
bodhisattva celui qui , parvenu a seuil du Nirvana , associe
, par des voeux solennels la réalisation de son propre "
Éveil " au salut de tous les êtres; tant que ce but ultime
ne sera pas atteint , le bodhisattva refuse d'entrer en
Nirvana . Selon l'ouvrage : " Paroles de mon maître
Samantabhadva " ( " en tibétain : - " Kun Bzang bla-ma'
i zhal lung ") le bodhisattva se caractérise par trois
types de courage : - il a le courage d'un roi : s'éveiller
soi-même afin de pouvoir éveiller efficacement les autres
êtres , - il a le courage d'un passeur par son souhait
d'atteindre le Nirvana en même temps que tous les autres
êtres , comme le passeur qui atteint l'autre rive avec ses
passagers , - il a le courage d'un berger car il souhaite
faire passer tous les autres avant lui-même .
«A
ce sujet , ô Subhûti , le Bodhisattva doit penser comme
suit : autant d’êtres il y a dans l’univers des êtres
–qu’ils soient nés d’un œuf, nés d’une matrice ,nés d’une
moisissure ou nés miraculeusement ; qu’ils soient avec ou
sans forme ; qu’ils soient avec perception ou sans
perception –pour autant qu’est conçu un univers concevable
d’êtres ; tous tant qu’ils sont doivent être menés par moi
dans le Nirvâna , dans ce royaume du Nirvâna , aucun être du
Tout n’a été conduit au Nirvâna .Et pourquoi ? Si la
perception d’un « être » prenait place dans un Bodhisattva
, on ne l’appellerait pas un être d’ Illumination (
bodhisattva) »
(Extr. du « Sûtra du Diamant » )
L’ «Abdhidharmakos »
donne une description édifiante du Bodhisattva :
«(…)
On pourrait comprendre que le Bodhisattva recherche cette
Illumination si difficile à obtenir , si cette Illumination
était son seul moyen d’arriver à la délivrance ; mais ce
n’est pas le cas. Pourquoi donc entreprennent-ils une telle
tâche infinie ?
Pour le bien des autres ; parce qu’ils veulent être en
mesure de tirer les autres de ce grand flot de souffrance.
Mais quel bénéfice personnel trouvent-ils dans le bénéfice
des autres ?
Le bénéfice des autres est leur propre bénéfice ; parce
qu’ils le désirent .
Qui pourrait croire cela ?
Il est vrai que les hommes dénués de pitié , pensant qu’à
eux-mêmes , trouvent dur de croire en l’altruisme du
Bodhisattva .mais les hommes doués de compassion le croient
aisément. Ne voyons-nous pas que certaines gens affermis
dans leur absence de pitié trouvent plaisir dans la
souffrance des autres , même quand elle ne leur est pas
utile ? De même on doit admettre que les Bodhisattva,
affermis dans leur pitié , trouvent plaisir à faire le bien
aux autres sans aucune préoccupation égoïste .Ne voyons-nous
pas que certaines gens , ignorant la vraie nature des Dharma
conditionnés qui constituent leur prétendu « Soi » ,
s’attachent à ces Dharma par la force de leur habitude – si
le complètement que ces Dharma soient dépourvus de
personnalité – et souffrent mille peines à cause de leur
attachement ? de la même manière on doit admettre que les
Bodhisattva , par la force de l’habitude , se détachent des
Dharma qui constituent leur prétendu « Soi » , cessent de
considérer ces Dharma comme « moi » ou « mien » ,
grandissent en sollicitude compatissante pour les autres et
sont prêts à souffrir mille peines pour cette sollicitude »

Bodhisattva (Image du ...) :
Leur représentation se distingue nettement de celle du
Bouddha par par la richesse de leurs vêtements et de leurs
parures. De plus ils portent souvent un ou plusieurs objets
qui permettent de les distinguer des uns des autres .Ainsi
le bodhisattva Avalokitésvara tient un lotus et sa couronne
comporte un bouddha assis, tandis que Maitreya est coiffé
d'une couronne ornée d'un petit stupa .

Bouddha :
Les faits
historiques de sa vie ne peuvent être dissociés de la
légende. Le Bouddha est un type qui s’est incarné dans un
individu , une sorte d’archétype transcendant l’espace et le
temps et qui se manifeste dans le Monde à différentes
périodes et dans diverses personnalités .
Les sources
bouddhiques disent que Gautama mourut soit 218 ans , soit
100 ans avant le couronnement du roi Asoka qui survint en
286 avant J.C. Il serait mort à l’âge de 80 ans .On obtient
les dates de 566-486 avant J.C ou 448-368 avant J.C. Gautama
naquit dans le royaume des Sakka ( en sanskrit : « Sakya»
) , située de part et d’autre de la frontière de l’Inde et
du Népal et dont la capitale était Kapilavasthu. C’est sa
naissance dans ce clan qui valut à Gautama le surnom de «
Sakyamuni » ( « Le sage des Sakya» ).Malgré son
existence protégée de jeune aristocrate , il prit
conscience de la vieillesse , de la maladie et de la mort
.Comprenant qu’il n’était pas à l’abri de la souffrance ,
il partit à la recherche du « sans naissance , sans
vieillesse , sans décrépitude , sans mort , sans souffrance,
sans souillure, la libération de tout asservissement – le «
Nibbâna » (Majjhima Nikâya , trad. I. B Horner ,
Middle Lenght sayings , 3 vol. , Londres , 1954-1959 ,
I, p.163 ).Cette prise de conscience serait survenu alors
que Gautama avait atteint l’âge de 29 ans , juste après la
naissance de son fils . Gautama chercha des maîtres pour
apprendre les techniques spirituelles .Il essaya plusieurs
voies dont celle de la mortification ascétique .Jugeant sa
quête sans espoir, il abandonna cette voie extrême au terme
de 9 ans .Il s’assit sous un assatha ou pipala ( appelé plus
tard l’Arbre de la « Bodhi » : l’Illumination ).Il
entra dans de profonds états de méditation et aboutit à
l’Illumination parfaite qu’il recherchait .Il était devenu à
l’âge de 35 ans un Bouddha .Il décida alors d’instruire ses
anciens compagnons d’ascétisme qui se trouvaient à
Isapatana , un parc ( aujourd’hui Sarnath ) près de Bénarès
. Gautama fit alors sa première prédication où il exposait
l’idée d’une « Voie du milieu » pour ceux qui , renonçant à
la vie laïque , souhaitaient trouver un chemin évitant les
deux extrêmes des plaisirs sensoriels et des macérations
ascétiques .
Le Bouddha est
aussi un principe spirituel, les bouddhistes l’appellent
alors le «Tathagata » («thata » : «ainsi »
et «gata » : «venu»), «celui qui est venu», ou
parlent de son « corps de Dharma ».Une explication
qui souligne que le «Bouddha historique» n’est qu’un parmi
une infinité de «Tathagata » apparaissant à travers
âges du Monde passé, présent et à venir .
Le terme de «Bouddha »
désigne aussi le «corps glorieux » caché derrière
l’enveloppe charnelle du Bouddha , appelé aussi « corps de
jouissance », «corps non adultéré », «corps exprimant la
vraie nature propre du Bouddha » Une liste de 32 marques
complétée par une liste de 80 marques subsidiaires
décrivait les traits de ce « corps glorieux ». Peintures et
statues s’efforcent de montrer ces 32 marques. Certaines
d’entre elles sont particulièrement connues : une touffe de
poils ( « urna » ) entre les sourcils. Les sculptures
représentent l’ «urna » par un simple point ou un
joyau , devenu dans le Tantrisme, le « Troisième œil » ou
« Œil de la sagesse » ; l’ «ushnisha » ,
littéralement le « turban », en fait une sorte
d’excroissance ou de protubérance au sommet du crâne ; la
lumière qui émane du corps du Bouddha. Cette énergie
irradiante est souvent représentée par des flammes ou un
nimbe situé derrière la tête du Bouddha.

Bouddhéité :
Le terme évoque la réalisation de l’Illumination parfaite,
caractéristique des bouddhas . L’obtention de la bouddhéité
est la raison d’être et le but suprême de toute créature
vivante . Dans le bouddhisme Mahayana tout être vivant
possède la nature, l’essence de Bouddha . De ce fait le
problème est, moins d’acquérir cette bouddhéité que d’en
prendre conscience et de la mettre en œuvre dans sa vie
quotidienne .

Borobudur :
L’île de Java reçut le bouddhisme vers le milieu du 1er
millénaire. Selon un schéma courant en Asie et qui se
retrouve en diverses régions, le succès du Bouddhisme est
essentiellement dû au soutien du pouvoir royal et au
maintien de contacts suivis avec le nord-est de l’Inde. La
culture indienne a profondément marqué l’évolution
historique de Java du fait de la présence de grandes voies
commerciales traversant l’île .
Le Borobudur occupe une place centrale dans l’art bouddhiste de Java
.Cette remarquable construction fut érigée vers 800.Par sa
décoration, comme par ses dimensions elle diffère des
autres temples et stupa présents sur l’île. Le monument
comporte près de 500 images grandeur nature du Bouddha et
près de 3 kilomètres de reliefs sculptés. Le monument
démantelé et reconstruit à plusieurs reprises, a fait
l’objet de nombreuses études. Pour certains il s’agirait
d’un mandala tridimensionnel, pour d’autres d’un monument
funéraire ou d’un monument traduisant la volonté de
rattacher le souverain au divin. Pour les bouddhistes
d’aujourd’hui il demeure un lieu de méditation permettant au
pratiquant de se rapprocher de l’Ultime Vérité .
Le Borobudur , situé au sommet d’une colline peu élevée , affecte un
plan carré, chacun de ses côtés mesurant 112 mètres .Il se
compose de neuf niveaux. L’essentiel de ses 2500 mètres de
décor en relief et de ses plus de 400 bouddhas sculptés en
ronde bosse , se concentrent dans les quatre galeries
emmurées de la partie intermédiaire. Il faut y ajouter les
72 statues qu’abritent les tupas creux des trois terrasses
circulaires les plus élevées. Quant au stupa terminal , le
plus grand , il contenait une image inachevée du Bouddha .
La division tripartite du monument fait allusion aux trois
mondes : le niveau inférieur serait le royaume terrestre ("
Kamadhatu ") , suivi du monde céleste (« Rupâdhâtu »)
, surmonté du monde du sans-forme («Arupadhatu »)
.La base inférieure du «kamadhatu » comporte une frise
ininterrompue de reliefs dont les frises illustrent les
lois du « karma » ..Cette partie basse a été
recouverte d’un revêtement de pierre qui dissimule les
reliefs , dont une partie seulement est visible .Dans l’art
khmer plus tardif on rencontre aussi des reliefs ainsi
enfermés et traitant de thèmes comparables , notamment la
terrasse des éléphants à Angkor Thom .Les autre terrasses
carrées de la partie intermédiaire comprennent la majorité
des bas-reliefs .Ils s’inspirent de divers textes connus ,
en particulier du « Lalitavistara » , dépeignant les
évènements allant de la naissance du Bouddha au premier
sermon dans le « parc des gazelles » à Sarnath, ainsi que
des récits des «jataka » qui illustrent les actes de
foi accomplis durant le long voyage qui conduit à
l’acquisition de l’Éveil . Plus des ¾ des reliefs du
Borobudur sont consacrés à des épisodes tirés du «Gandhavyuhâ »,
l’histoire d’un jeune homme à la recherche de la vérité et
dont le parcours est très semblable à celui du Bouddha. Le
tiers supérieur du monument comprend trois terrasses avec
leurs stupas creux contenant des bouddhas célestes assis .
Il semblerait que Borobudur ait commencé à être construit vers 770
pour être un monument hindouiste .Vers la fin du VIIIe
siècle il avait été modifié pour répondre à sa vocation
bouddhique et devenir un stupa ou un mandala.


Bouddha (Images du ...) :
Le Bouddha, sous ses apparences humaines, est absent de l'art
bouddhique des premiers siècles. Lorsque on illustrait un
épisode relatif à son existence historique, il était
représenté de façon symbolique, par exemple par un trône
vide , un stupa ou un arbre. On commença à produire des
images du Bouddha vers le Ie siècle avant J.C .Les sources
du style figuratif étaient surtout indiennes utilisant
l'antique modèle du yogin en méditation .Ces images
rencontrèrent un grand succès car elles étaient liées au
désir , inhérent au bouddhisme de s'acquérir des mérites. C'est en rendant possible la création d'images que l'on
cumulait des mérites pour soi-même , les parents et ses
ancêtres. Par ailleurs ces images constituaient un " guide "
visuel pour le pratiquant et un rappel visuel permanent de
sa foi. L'essor des écoles du Mahayana entraîna un besoin
accru en images .Les images du Bouddha devaient comporter
certains caractères ou signes distinctifs ("lakshana
" ) comme l' "unisha ", protubérance au sommet de
la tête . Ces "lakshana " , au nombre de trente-deux
constituaient un moyen visuel de différencier les
représentations du Bouddha de celles d'autres personnages
.Le Bouddha de style indien reprend la figure du yogin en
méditation: transcendant par ses pouvoirs mentaux supérieurs, mais présent au Monde par sa forme massive ,
quasi-rustique .Il est entouré de symboles de rayonnement et
d'abondance : le disque solaire, les arbres soutenus par
des lions , symboles de son ascendance royale, etc... Dans
la région occidentale du Ghandara se développa un style
différent non exempt d'influences helléniques .Bien que les
signes " classiques " demeurent : trône orné de lions,
posture yogique, nimbe rayonnant, ... des traits
spécifiques apparaissent : la toge , le réalisme du visage
et, surtout , de la bouche et des yeux .


"Bouddha rieur" :
"Mile " en chinois est un avatar de Maitreya, le
Bouddha des temps futurs, qui incarne la compassion
universelle. Il est fréquemment représenté, en Chine , sous
la forme d'un personnage rondouillard, le visage épanoui par
le rire .On l'assimile à Budai , un moine de la secte Chan
qui aurait vécu au Xe siècle. Ce dernier passait pour un
faiseur de miracles .A la veille de sa mort il aurait révélé
être l'incarnation de Maitreya. Apprécié du peuple, il
devint rapidement un sujet de représentation iconographique
, représenté sous la forme du " Bouddha rieur " bien
reconnaissable à son ventre rebondi (signe de richesse ), à
son rire énorme ( symbole de paix avec lui-même ) et à la
ribambelle d'enfants qui l'accompagnent .

Chan :
"École de la contemplation méditative". Le mot chinois "
Chan " est une abréviation de " Chan na " qui traduit le
terme sanskrit " Dhyana ". L'Occident le connaît sous sa
terminologie japonaise " zen ". Ce courant du Bouddhisme
mahayaniste insiste sur l'état de méditation obtenu par la
concentration de l'esprit et destiné à permettre l'atteinte
de l'"Éveil".D'après la tradition le mouvement Chan
remonterait au Bouddha Cakyamuni lui-même. Un jour qu'il
discourait devant ses disciples sur le "Dharma ",
quelqu'un l'interrogea sur le sujet. Le Bouddha, souriant,
leva la fleur qu'il tenait à la main et la fit tourner entre
ses doigts . Personne ne comprit sauf Kashyapa qui , dès
cet instant , ayant reçu l'" Éveil ", devint le premier
patriarche du Chan et prit le nom de "Mahakashyapa " (Le
Grand Kashyapa "). Boddhidharma fut le 28e patriarche de
cette lignée. Il apporta le Chan en Chine vers 520, devenant
le premier patriarche de la lignée chinoise.
Le Chan
se distingue par quatre caractéristiques : -il rejette
nombre d’aspects traditionnels du Bouddhisme : les images,
les écritures, les conventions, …Il vise à une
transmission directe de la bouddhéité hors de toute
tradition écrite, -il est hostile à la recherche
métaphysique. Il rejette la théorie et cherche à abolir le
raisonnement. L’intuition est privilégiée sur la démarche
raisonnée d’où l’utilité des «koan » qui sont la
base et le support de la méditation et qui consiste en «
devinettes » énigmatiques sur lesquelles on a à réfléchir
jusqu’à ce que l’épuisement intellectuel amène soudain la
compréhension de leur sens, -l’illumination est soudaine
et non le terme d’un processus graduel .Elle naît dans
l’instant d’un acte soudain de reconnaissance, -il croit
que l’accomplissement de la vie bouddhique ne se rencontre
que dans sa propre négation. L’état de Bouddha gît dans les
choses inapparentes de la vie quotidienne .Les prendre comme
elles surviennent , voilà à quoi équivaut l’Illumination :
«
Au printemps les fleurs , en automne
la lune ,
En été une brise rafraîchissante, la neige en hiver .
De quoi ais-je besoin d’autre ?
Chaque heure pour moi est une heure de joie ! »

Compassion :
C'est le désir que les être soient libérés de la souffrance.
Elle est associée à l'équanimité ("upekkhâ ") : une
sérénité équanime envers les êtres qui intègre le souci du
bonheur d'autrui et l'acceptation que la souffrance fait
partie intégrante de la Vie ." Puissent tous les êtres
jouir du bonheur et de la sécurité , puissent-ils avoir
l'esprit heureux! Quels que soient les êtres - faibles ou
forts , longs, gros ou moyens, courts, petits ou grands,
visibles ou invisibles (... ) Ceux qui vivent loin ou près
, ceux qui sont nés ou vont naître - puissent tous les
êtres sans exception avoir l'esprit heureux ! Puisse aucun
n'en tromper un autre ! Ni mépriser quiconque , nulle part ,
puissent-ils ne jamais , par colère ou par malveillance, se
souhaiter de souffrance les uns aux autres" (
Karaniyâ-metta Suttâ ). La compassion est la motivation
principale et l'idéal du Bodhisattva, ce dernier devant
développer cette qualité au plus haut degré .

Concentration :
Le mot sanskrit est
«samâdhi », qui correspond au grec «synthesis »
. « Se concentrer » consiste à rétrécir le champ de
l’attention selon un mode et pour une durée déterminée et
par l’action de la seule volonté .Le résultat est que
l’esprit devient « fixe» comme « la flamme d’une lampe à
huile en l’absence de vent » .Elle aboutit à un état de
calme .Trois sortes de pratiques bouddhiques sont incluses
dans le terme de «concentration » : les huit «Dhyâna », les quatre «Illimités » («Aprarama ») et
les «Pouvoirs occultes » .Les «dhyâna » permettent
d’atteindre la cessation de la perception et des sensations
.Mouvement , parole et pensée sont absents , seule demeure
la vie .Les «Illimités » (« Aprârama »)
sont des méthodes pour cultiver les émotions .Le pratiquant
développe ses attitudes affectives et tente de les rendre
illimitées en éteignant ses préférences et ses antipathies
personnelles. Quant aux « Pouvoirs miraculeux » ( «Rddhi »)
, ce sont les pouvoirs psychiques que le Bouddha et certains
grands maître sont censés acquérir : clairvoyance,
claire audience, connaissance des existences antérieures , etc…

Conciles bouddhiques :
L'histoire du
Bouddhisme fait état de quatre conciles (« Samgîti »
) qui furent probablement des assemblées locales réunissant
quelques communautés de moines mais auxquels la tradition
conféra au fil du temps l’allure de conciles généraux .Le
premier fut celui de Rajagrihâ , survenu peu après le «Parinirvana »
, c’est-à-dire la mort du Bouddha , vers 480 avant J.C .Le
deuxième concile se tint à Vaishali , presque un siècle
après celui de Rajagriha , vers 386 avant J.C. Il est plus
reconnu sur le plan historique que le précédent. Le
troisième concile se déroula à Pataliputra ( l’actuel Patna)
, deux siècles après la mort du Bouddha. Le quatrième
concile se tint au Cachemire, sous le règne du roi Kanishka
. Les buts de ces conciles servait à unifier les différentes
interprétations ayant cours à l’intérieur des communautés
monastiques, ainsi qu’à exposer, modifier et définir les
textes du canon.

Dalaï-Lama :
Dans le bouddhisme
tantrique tibétain (Lamaisme) le Dalaï-lama est considéré
comme une manifestation du bodhisattva Avalokitésvara ( "Chérenzi " en tibétain), qui incarne la compassion de
tous les bouddhas. L’actuel Dalaï-lama, le quatorzième, se
nomme Tenzin Gyatso mais les Tibétains l'appellent par
toutes sortes de noms: « Yeshé Norbu » (« le
joyau qui exauce tous les désirs »), «Kundun » ( « la
présence ») et bien d'autres encore. Le mot "Dalaï-Lama
" est un titre qui signifie "Océan de Sagesse". Il fut donné
par l'empereur mongol Altan Khan en 1575 au troisième
Dalaï-lama, Sonam Gyatso, ses deux prédécesseurs recevant ce
titre à titre posthume. Le Dalaï-lama est issu de l'école
des « gelugs » mais il n'est pas le chef de cette
école. Il est plutôt la plus haute autorité spirituelle de
toutes les écoles tibétaines .Il occupe en même temps une
fonction politique soit celle de chef du gouvernement
tibétain qu'il partage avec le " Pantchen Lama " ( "Le Lama
qui est un joyau " ),considéré comme l'incarnation du
Bouddha Amitabha. La résidence du dalaï-lama, le Potala,
était aussi le centre administratif du pays jusqu'en 1959,
date à laquelle le dalaï-lama fut contraint de quitter le
pays en réaction à la brutalité de l’ occupation chinoise
.Depuis cette date, il vit en exil à Dharamsala, une ville
du nord de l'Inde. Le Dalaï-lama est respecté partout dans
le monde comme un exemple de paix. Pour son action
non-violente face à l'oppression chinoise, le prix Nobel de
la paix lui fut remis en 1989.

Guanyin :
Celle qui voit et entend " en chinois. C'est une divinité
bouddhique très populaire en Chine. Guanyin était, à
l'origine, Avalokitésvara, un bodhisattva masculin du
Mahayana. Féminisé , probablement sous l'influence du
Taoïsme, il prit le nom de Guanyin et les traits d'une jeune
femme très belle et très douce, compatissante sur les
malheurs des êtres humains .

Huit Joyaux :
En sanskrit : «Ashtamangala »
.Ce sont les huit symbole témoignant de la vénération dont
le Bouddha fait l’objet .Dans les monastère bouddhiques
chinois , ils sont fréquemment exposés, sur des stèles en
forme de lotus, devant les statues du Bouddha . Les «Huit
joyaux » sont : l’ombrelle (symbole du pouvoir royal ), les
deux poissons ( signes du maître indien de l’Univers ), la
conque (symbole de la victoire au combat) , la fleur de
lotus ( symbole de la pureté ), le récipient d’eau lustrale
(empli du nectar d’immortalité), l’étendard roulé ( signe
de la religion victorieuse ), les nœuds de la « Vie
infinie », la Roue de la doctrine ( « Dharma –Chakra »
) .

Illumination :
Ce mot transcrit
le terme sanskrit de «bodhi » ( littéralement : «
l’Éveil» ) , en japonais : « satori ». Il désigne
l’instant où l’homme prend conscience du vide qu’il est
lui-même et qui , seul, lui permet de comprendre la vraie
nature de la réalité. L’illumination du Bouddha Shakyamuni
marque le début du Dharma du Bouddha, c’est-à-dire
de ce qu’on appellera, par la suite , le Bouddhisme qui
n’est autre qu’une recherche de l’illumination. On pense à
tort que l’expérience de l’ " illumination "
révélerait une
séparation entre le monde du vide , de l’absolu et le monde
phénoménologique . Or ce n’est pas le cas l’illumination
révèle que l’absolu et le relatif ne font qu’un.
L’expérience de la «vraie Réalité » passe, pour le
bouddhiste, par celle de l’Unité ( «La forme est vide
et le vide est forme » dit le «Mahaprajhaparamita-Hridaya-Sutra »
(« Sutra du cœur » )).Il n’existe pas deux univers
distincts. L’ego disparaît dans l’illumination («Tu
dois mourir sur le coussin » affirme un adage zen ). La
conséquence de cette « grande mort » est la « grande vie » .

Karma :
C'est le principe selon lequel les êtres renaissent selon la
nature et la qualité de leurs actes passés .Ils " héritent
" de leurs actes. Les actes d'une personne façonnent sa
conscience et la font devenir un certain type de personne. De sorte qu'après sa mort, sa forme extérieure future
tendra à correspondre au type de créature qu'elle a
développé dans sa vie antérieure. Ainsi les actes de
violence et de haine mènent à une renaissance dans un "
enfer "; les actes liés à l'illusion et à la confusion
mentale mènent à une renaissance animale , etc... La loi du
Karma est considérée comme une loi physique , naturelle. Les
bonnes ou mauvaises renaissances sont les résultats naturels
d'un certain type d'actions ("C'est la volonté ("cetana
" ) , ô moines , que j'appelle Karma ; après avoir voulu ,
on agit par le corps , la parole ou l'esprit "
) .

Karmapa :
Le terme sanskrit
peut , approximativement , être traduit par : « l’homme
à l’activité de Bouddha » . Il désigne l’autorité
spirituelle de l’école Karma-Kagyu du bouddhisme
tibétain. L’apparition des karmapa comme personnification de
la compassion aurait été prophétisé par le bouddha
Shakyamuni en personne. Depuis le XVe siècle le karmapa se
révèle au cours d’une cérémonie spéciale, au cours de
laquelle il est reconnu comme une réincarnation d’Avalokitésvara.
La principale fonction du karmapa est la transmission
ininterrompue de la doctrine du Vajrayana.

Lobsang Rampa
(pseudonyme de Cyril Henry Hoskin, 1910-1981) :
C'est le
pseudonyme de Cyril Henry Hoskin né en 1910 dans le
Devonshire. En 1956 parut à Londres un ouvrage
intitulé "Le troisième œil" d'un certain Lobsang Rampa. Le
livre se présentait comme l'autobiographie d'un lama
tibétain exilé en Angleterre. Lobsang, durant sa vie
monastique, aurait été initié à différentes pratiques
occultes tel le " voyage astral", la lecture de l'aura grâce
à l'ouverture du " troisième œil ", etc...Bien que le livre
fut accueilli avec un certain scepticisme par les
journalistes spécialisés et le monde scientifique, il
parvint à conquérir rapidement un très large public. Il se
vendit à 300000 exemplaires en Grande Bretagne et fut
traduit dans 12 langues. Plus de 100000 exemplaires furent
vendus en une seule année en France et plusieurs millions en
Europe et aux Etats-Unis. C'est en janvier 1957 qu'une
enquête diligenté par Scotland Yard révélé que le prétendu
auteur tibétain se prénommait Cyril Hanry Hoskin,
photographie de métier et qui n'avait jamais séjourné au
Tibet. Ce dernier affirma aux enquêteurs que son corps était
occupé par l'esprit de Lobsang Rampa. Réfugié en Irlande,
puis au Canada, ce dernier continua de publier une
vingtaine d'ouvrages dont " La caverne des anciens", "Les
mystères de l'aura", "Les clefs du Nirvana", ... qui
contribuèrent à véhiculer et installer durablement dans le
public occidental le mythe des lamas tibétains.


Maitreya :
C'est le cinquième Bouddha de notre " kalpa " ( "ère"
) et le premier à venir après Cakyamuni. Lorsqu'il
apparaîtra dans la ville de Ketumati ( Bénarès ), la durée
de vie des hommes sera de 80000 ans .Son nom sera " Ajita
" ( l' "Invaincu" ) , Maitreya étant son nom de famille.
Actuellement Maitreya n'est qu'un bodhisattva qui règne dans
le ciel des " Tushita " .le culte de Maitreya s'est
étendu à la Chine et au Japon , en passant par l'Asie
Centrale. Ce culte a donné naissance à une véritable
religion, Maitreya devenant le dieu par la grâce duquel les
hommes peuvent obtenir l' "Éveil " .

Mahayana :
"Dasheng " en chinois , en français : "Bouddhisme du
grand véhicule ". Il se caractérise par la primauté de
l'idéal du Bodhisattva et de la compassion universelle sur
la libération individuelle . On situe son émergence vers le
Ier siècle après J.C .La naissance du bouddhisme mahayana ne
s'est accompagnée d'aucun schisme, d'autant que de
nombreuses idées développées dans le Mahayana existaient
déjà dans le bouddhisme primitif ( - Hinayana ). Loin de
s'opposer à ce dernier , le Mahayana l'enrichit et
l'approfondit .Les premiers textes écrits du Mahayana sont
les "Prajnaparamitasutra "dont le plus ancien est le
" Astasahasvika prajnaparamitasutra " qui remonte à
150 après J.C .Ses partisans affirment que tous les êtres
humains peuvent parvenir à l' " Éveil" .L'illumination
personnelle s'obtient afin de sauver l'Humanité toute
entière .Il n'est donc pas nécessaire d'adhérer à un idéal
monastique car chaque homme porte en lui-même l'essence du
Bouddha .Il suffit de s'éveiller pour y parvenir. L'idéal du
Mahayaniste est le bodhisattva .

Mandala
Le terme signifie : disque solaire ou lunaire et territoire
, cercle (sacré). C'est un système de méditation
originaire de l'Inde ( VII-XIIe siècles ) .Dans le
bouddhisme Mahayana sa fonction est de représenter la "
Terre pure " . Selon le rite utilisant le mandala , les
divinités représentées varient . De manière générale c'est
une représentation graphique ou en trois dimensions du
Cosmos conçu comme une assemblée de divinités autour du
Bouddha primordial ou comme une géographie mystique avec
pour centre le mont Sumeru. Le plan d'un mandala se fonde
sur celui d'un stupa circulaire avec une base carrée
ouverte dans les quatre directions de l'espace. Il peut être
considéré comme un temple-stupâ bidimensionnel contenant les
manifestations authentiques des divinités qui y sont
représentées .les cercles concentriques entourant le mandala
délimitent le domaine sacré et le séparent du monde profane.
Il peut être construit temporairement pour un rite
spécifique ( avec des sables colorés , de la pâte , etc...
) ou être peint sur une "thangkha " que l'on suspend
ou que l'on peut rouler.

Manjushri :
Littéralement : «Celui qui est noble et doux » en sanskrit. C’est le
bodhisattva de la sagesse symbolisant
l’intelligence, l’éloquence et la mémoire. C'est une des principales figures du
panthéon bouddhique. Il est fréquemment représenté avec
deux fleurs de lotus à hauteur de la tête, sur ces fleurs,
reposent les attributs du bodhisattva: l’épée et le livre
de la « Prajnaparamita » symboles de la sagesse de
Manjushri.On le
représente aussi fréquemment vêtu d’une robe monastique,
chevauchant un lion et traversant la mer accompagné d’un
enfant, d’un vieillard et d’un guerrier. Eternellement
jeune, on lui attribue le pouvoir de prendre n’importe
quelle orme pour aider les hommes à atteindre le Nirvana.

Mantra :
"Man " (sanskrit : " manas " ) signifie "
esprit " et "tra " (sanskrit : " traya " )
signifie "protéger " . En tibétain : "smgags ", en
chinois : " zhenyan " . Le mantra est une formule
sacrée. c'est une formule sacrée qui protège l'esprit du
pratiquant .Il existe diverses catégories de mantra parmi
lesquelles les " syllabes germes " qui sont utilisées pour
engendrer les différents éléments d'une visualisation,
chaque phénomène , pur ou impur, émanant théoriquement d'une
" syllabe germe " .Les plus célèbres sont les trois
syllabes (ou trois " graines " ) (en tibétain : "bru-gsum
" ) : " OM AH HUM " qui sont respectivement
l'essence du corps , de la parole et de l'esprit de tous les
bouddhas ."Om " et "Hum " sont des sons
sacrés utilisés dans les Vedâ . "Om " est comme le
son fondamental de l'Univers . "Mani padme "
signifie littéralement : " O dame au joyau du lotus " .Dans
l'exégèse ultérieure " Mani " désigne le joyau que tient le
bodhisattva Avalokitésvara et "padme" son symbole ,
le lotus .Un ensemble d'explications symboliques complexes
se rapporte à ce mantra, par exemple ces six syllabes sont
associées aux six perfections ou aux six mondes de
renaissance. Il existe d'autres types de mantra, dont les
mantra des déités considérés , dans le Vajrayana , comme la
déité elle-même. Réciter le mantra conforte la foi du
pratiquant et lui permet de visualiser la déité . L'un des
plus célèbres mantra "OM MANI PADME HUM " , le
mantra du coeur d'Avalokitésvara , doit être récité au moins
600000 fois ( soit 100000 fois par syllabe ). "Le mantra
agit ( ... ) comme une clé psychique permettant à une
personne d'exercer un pouvoir sur des phénomènes " physiques
" ou encore de visualiser un être/force dont ce mantra
exprime l'essence et de communiquer avec lui " ( HARVEY
P., 1993. - Le Bouddhisme. Enseignements, Histoire,
pratiques, Paris , Le Seuil édit., 437 p. , p. 309 )
.


Bouddha effectuant
le " Bhumisparsa mudra" ou " prise de la terre à
témoin "
Mort :
Dans la perspective du cycle des renaissances, l'idéal
bouddhiste est d'avoir une " bonne mort " : mourir avec
l'esprit serein en se remémorant les actes positifs
accomplis permet d'obtenir la meilleure renaissance
possible dans les limites fixées par le Karma des existences
antérieures. Dans le Bouddhisme tantrique tibétain on lit au
mourant le "Bardo-Thodrol " ( en tibétain : "
bar-do thos-grol ", en Occident : "Libre tibétain des
morts " ) qui permet de guider le mourant à travers les
expériences des quarante neuf jours intermédiaires entre
deux vies , en l'aidant à surmonter son attachement pour sa
dernière existence .Au moment de la mort, le mourant fait
l'expérience de la " Claire lumière de la Vacuité" ("
L'Ainséité ") .Un yogi d'un haut degré de perfection
peut alors atteindre l'Illumination. Celui qui ne comprend
pas la nature de ces visions est attiré vers une nouvelle
renaissance correspondant à son Karma .
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